Avec les vins de la Loire, place à la nouvelle vague

Tandis que le Beaujolais industriel se réveille doucement de ses mésaventures (vous savez le Beaujolais nouveau qui fait mal au ventre) et que se remettent en place des vins de plus en plus géniaux sur le marché, la Loire, elle aussi, se renouvelle avec des appellations méconnues, et pourtant très séduisantes.

Un exemple, connaissez-vous les Coteaux du Giennois ? Cette appellation coincée entre les deux géants Sancerre et Pouilly-Fumé mérite le détour, et c’est d’ailleurs ce que nous avons fait, chez Anima Vinum : un voyage à destination du Centre-Loire,  direction le domaine Montbenoît. Installé dans les Côteaux du Giénois, il a été repris par la nouvelle garde, Clément et son frère Florian Berthier sont désormais à la tête du vignoble familial et ils lui donnent une nouvelle impulsion.

« Nous, on a pris le parti de revisiter le Sauvignon : on aime qu’il ne soit pas végétal, variétal. Nous, nous l’aimons frais, tendu ! »

Un sauvignon pas végétal, ah bon ? Imaginez une phrase comme celle-là tomber dans l’oreille d’un Bourguignon adepte du Chardonnay… Ni une ni deux, il fonce goûter cette promesse d’ailleurs … avec l’espoir qu’il se sentira encore un peu comme chez lui.

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… Et le miracle se produit. Non seulement le Coteau du Giennois explose de fruit et de fraîcheur, mais en plus il nous apparait comme un pur challenger des deux appellations installées (Sancerre et Pouilly-Fumé). Waouh, belle expérience. Immédiatement, nous les félicitons. Bravo la relève !

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Clément Berthier pose avec Emile (l’Escargot Vigneron d’Anima Vinum)

 

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Les gaufres de la Saint-Vincent : Aux origines de la solidarité vigneronne

Plus classe que la fête de la bière, la Bourgogne célèbre ses vins lors de la Saint-Vincent Tournante. Cette année, ce mini festival hivernal drainant près de 20 000 personnes chaque année aura lieu les 27-28 janvier 2017 à Mercurey. Ces fastes annuels sont en réalité la face visible – et touristique – d’une tradition vigneronne ancrée dans le terroir depuis plus de 150 ans. Elle reste vivace dans les petits villages de la côte bourguignonne.

Les 20 et 21 janvier, les villages bourguignons fêteront dans l’intimité leur Saint-Vincent à eux. Un programme plus familial, avec des gaufres et de l’aligoté nouveau, en comité beaucoup plus restreint, avant le grand barouf annuel qui voit déferler des dizaines de milliers de personnes. Retour à Meursault, aux racines d’une tradition séculaire.

Des « escouades » de vignerons à la rescousse !

Pour mieux comprendre les fêtes de la Saint-Vincent, il faut se replacer cent cinquante ans en arrière. Le contexte est morose après la Crise du Phylloxéra (1868-1895). En Côte-d’Or, le ravageur détruit la vigne dès 1878 (en 1882 à Meursault). Certains grands domaines périclitent, la carte est redessinée. Les tâcherons se lancent alors dans une activité indépendante et acquièrent à peu de frais les terrains ravagés qu’ils replantent et cultivent à la force de leurs bras. Le travail est difficile, peu rémunérateur mais les ouvriers de la vigne tiennent bon. Du courage, il en faut pour travailler seul sous la contrainte des aléas climatiques et économiques.

Leur potion magique, c’est – non pas les gaufres, mais nous allons y venir – c’est donc la société d’entraide ou Société de secours mutuels créée en 1836, elle existe à cette époque depuis 50 ans déjà, à Meursault. Les vignerons s’organisent par escouades. Si un vigneron tombe malade, par exemple, chaque escouade de cinq travailleurs viendra à tour de rôle le remplacer aux vignes pour effectuer en une journée, l’équivalent d’une semaine de travail – puisque les cinq membres de l’escouade travaillent simultanément. Si le vigneron venait à mourir avant la fin de la saison, il serait remplacé de cette manière jusqu’à la fin de celle-ci. « Le système a permis de sauver bon nombre de domaines de la faillite », souligne Philippe Bouzereau, vigneron à la retraite et ex-propriétaire du Château de Cîteaux.

Parce que les vignes sont au repos, parce que le vin est douillettement installé dans les caves après une année riche en émotions et intense en labeur, parce que les vignerons ont du temps et surtout l’envie de prendre une pause et de fêter tout cela, la Saint-Vincent est une occasion en or de se rassembler dans les villages depuis deux siècles.

« En parallèle, la Société de secours mutuels célébrait la Saint-Vincent. Après la messe du samedi matin, on sortait le Saint, sa statue en bois vernis était confiée à un vigneron une année durant. La tradition laïque voulait que l’on donne aux non-croyants un bouquet (arbuste) de genévrier. Aujourd’hui, les deux traditions étant réunies depuis longtemps à Meursault, les vignerons transmettent le saint ET le bouquet. A la sortie de l’office, on l’accompagnait en procession chez lui avec la fanfare et on terminait par une petite réception chez lui ou dans sa cuverie. A l’issue de l’année, le vigneron donnait une réception plus importante avant d’emmener la statue à l’office. » Avec le temps, la fête a pris des proportions de plus en plus impressionnantes. « J’ai eu le Saint en 1998, nous avons reçu 800 convives pour la fête des gaufres, peu avant de redonner le Saint. »

Les gaufres, nous y voilà. Le vendredi soir, avant-veille de la Saint-Vincent, les vignerons se réunissaient pour les gaufres accompagnées de l’aligoté fraîchement vinifié, invitaient leurs familles. Et puis, le format a pris de l’ampleur, on a invité son réseau, ses banquiers, les amis. Jusque dans les années 2000. « En 1998, donc, nous avons préparé 500 litres de pâte à gaufre. Nous avons mobilisé les dames autour de 18 appareils électriques, avons déménagé le château pour recevoir tout ce monde. »

Autrefois, la Saint-Vincent était la date avant laquelle les vignerons ne retournaient pas tailler les vignes.

Chaque vigneron souhaitait offrir plus d’une année sur l’autre. Mais, las de la surenchère, les vignerons ont décidé de réduire la voilure à portion congrue. Désormais, la fête est familiale, tous les vignerons du village et leurs proches s’y délectent de gaufres et d’un vin nouveau.

Ce vendredi 20 janvier, ce sont tout de même plus de 200 convives qui répondront présent à l’invitation de Pascal Pouhin et Arnaud Ente, détenteurs du Saint depuis juillet 2016.

Autre spécificité, depuis vingt ans, le nombre de vigneron a rapidement augmenté à Meursault. Si bien que le Saint n’est pas confié à un seul vigneron par an, mais à deux. La statue est hébergée six mois chez un premier membre de la société de secours mutuel, puis à l’issue d’une procession et d’une fête en juillet, elle est abritée par un second vigneron. Histoire que chacun puisse le recevoir au moins une fois dans sa vie.

Chaque village fête son saint : Saint Louis à Monthelie, Saint Barthélémy à Auxey-Duresses, Saint-Thibault à Pommard, Saint Cyr à Volnay ou encore Saint Bernard à Puligny.

Mais, cet admirable système de solidarité, fonctionne-t-il toujours ?

« Très peu. Vous savez, les vignerons d’aujourd’hui travaillent plus au bureau ou en cuverie qu’avant. Les domaines peuvent embaucher du personnel. Donc en cas de maladie, c’est le personnel qui s’organise et prend la relève.  »

L’Apoplexie (de la vigne), par René LAFON (1921), ingénieur agricole

Lettre-préface de MM. Jean & James Hennessy*

Mon cher Lafon,

Voici encore un livre signé de vous et un bon livre.

Beaucoup de nos vignobles vieillissent, car le grand effort de reconstitution date de plus de vingt ans. Ceux qui firent alors des plantations ne se préoccupaient pas de leur durée, heureux seulement de voir des jeunes vignes recouvrir nos coteaux.

Mais chaque période pose des problèmes nouveaux pour les agriculteurs.

Prolonger la longévité de nos vignobles en infusant une vie nouvelle aux ceps qui dépérissent, arrêter les ravages de l’apoplexie, étudier dans le détail les effets des systèmes de taille en vigueur, afin de connaître leurs avantages ou leurs défauts et d’apprécier leurs répercussions sur le rendement et la vitalité des vignes, telles sont quelques-unes des questions les plus importantes, sur lesquelles vous nous donnez une étude opportune et remarquable. (…)

Celui qui a vu M.Poussard dans une vigne, taillant ses bois, rajeunissant ses ceps, expliquant les raisons de leur vigueur ou de leur dépérissement, ne peut qu’admirer la passion avec laquelle il soigne l’arbuste qui produit nos Cognacs réputés.

La persévérance dont il fit preuve, sans guide, sans instruction préalable, presque isolé, pour comprendre les effets de la taille et tenter de l’améliorer, mérite la reconnaissance générale.

Peut-être M. Guyot apportait-il tant de soin à tailler lui-même ses vignes (…) mais nous devons, nous, constater que la taille Guyot, telle qu’elle est pratiquée par nous, fait rapidement dépérir nos vignes. En l’améliorant, nous accroîtrons leur longévité. Point n’est besoin d’insister sur l’énorme répercussion économique qui en résulterait : l’établissement d’un vignoble dont l’amortissement pourrait durer quarante ans au lieu de vingt-cinq, la conservation ou le rajeunissement de vignobles existants signifient pour les vignerons de notre pays un abaissement considérable du prix de revient.

Tous auront profit à lire votre livre et à le méditer.

M.James Hennessy, sénateur de la Charente, président du Comité de Viticulture de l’arrondissement de Cognac
M. Jean Hennessy, Député de la Charente, Président du Comice agricole et viticole de l’arrondissement de Cognac

Ce livre n’existe plus en réédition, pour savoir comment se le procurer, contactez-nous lescargot@animavinum.fr.

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Mais qui est Joël Lecoq, formateur en taille Poussard ?

Joël Lecoq Poussard vin vigne viticulture domaine Rebourseau Anima Vinum escargot vigneronLa taille d’hiver, place à la Révolution Poussard !

La taille d’hiver : place à la révolution Poussard !

La taille en Poussard ou « en Guyot-Poussard » est une petite révolution dans les vignes, pour ceux qui y ont été initiés.

Son principe est simple à comprendre : la taille doit respecter le flux de sève de la plante afin qu’elle ne développe pas de plaie de taille qui finirait à court ou moyen terme par l’assécher voire de permettre la prolifération interne des champignons. Sa technique s’appuie sur le principe de taille traditionnelle dit « en Guyot » : laisser une baguette et un courson mais elle prévoit d’équilibrer les flux de sève, et là, les vignerons doivent se faire violence pour laisser de côté leurs habitudes.

L’avantage ? La taille en Poussard remet de la réflexion dans les vignes, quand l’acte de taille était devenu trop systématique…

A lire : Qui est Joël Lecoq, formateur en taille Poussard ?

A lire : Taille Poussard – prévention et remède pour la vigne

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Et si la qualité du vin passait par un bon coup de sécateur ? Il se pourrait bien qu’un peu comme pour le démineur, le choix de la branche à couper (et la manière de le faire) soit crucial pour le développement de la vigne, sa santé et sa longévité.

Les maladies sont malheureusement monnaie courante dans les rangs, provoquant le désarroi des vignerons, impuissants. En effet, on observe depuis des décennies que les champignons (type Esca) ravagent 3% des vignes en France chaque année, obligeant les domaines à replanter régulièrement. Dommage, car c’est bien sur les « vieilles vignes » que l’on fait le meilleur des vins.

Confronté à la problématique, en Charentes, un certain M. Poussard a eu l’idée au début du XX e siècle de repenser la taille de la vigne, une idée reprise et vulgarisée en 1921 par René Lafon (lire la préface ici) et les résultats sont au rendez-vous.

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« On ne laisse pas une branche parce que c’est beau mais parce que ça a du sens ! »

Fil rouge… ou fil bleu. La sueur au front, les élèves de Joël Lecoq, sécateur en main évaluent leur taille de la vigne, après avoir suivi sa formation. « Là, je ne comprends pas ton choix, tranche sévèrement le professeur. Il ne faut pas faire monter les bois si rapidement. »

La taille en Poussard ou « en Guyot-Poussard » est une petite révolution dans les vignes, pour ceux qui y ont été initiés. Comme le domaine Rebourseau – conduit en bio et biodynamie – qui bénéficie ce jour-là des conseils d’un pro convaincu depuis des années, que la qualité de la taille conditionne celle de la vigne à court, moyen et long terme. Sur un domaine comme celui-ci, il est possible d’adapter une taille Poussard sur une taille en Guyot simple – celle qui prévaut dans toute la Bourgogne.

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Son principe est simple à comprendre : la taille doit respecter le flux de sève de la plante afin qu’elle ne développe pas de plaie de taille qui finirait à court ou moyen terme par nécroser le cep et faciliter sa destruction par la prolifération interne de certains champignons du bois. Sa technique s’appuie sur le principe traditionnel Guyot : laisser une baguette et un courson mais en privilégiant deux chemins de sève qu’elle fait alterner d’une année sur l’autre. Son but, ramener plus d’énergie au pied avec une circulation de sève plus importante, moins tourmentée.

Car le gros souci de la taille, trop souvent pratiquée sans privilégier le soin de la santé à moyen ou long terme du pied, c’est qu’elle crée régulièrement des inversions de flux de sève. Or Poussard a observé, alors qu’il travaillait aux vignes, qu’après 6 ou 8 de ces erreurs, la plante meurt. En effet, les nécroses qui résultent des plaies de taille, barrent la route -ou rendent très erratique – le trajet du flux de sève entre les racines et les branches. Mais si la théorie semble frappée au coin du bon sens, la pratique est moins évidente…

« La complexité de la taille ? C’est de casser son habitude, on a souvent tendance à revenir à une taille Guyot simple », explique Joël Lecoq, fameux formateur de la technique seulement centenaire mais déjà révolutionnaire.

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Respect de la vigne, intelligence du vigneron

Ici, on doit observer la position des bourgeons, apprécier la souplesse des branches en n’hésitant pas toucher longuement les bois. Tout cela dans le but de ne pas « traumatiser » la plante, c’est-à-dire lui infliger des plaies capables de freiner son développement, sa vigueur et en dernier lieu de la faire mourir.

« Il faut travailler sur le végétal, ne pas hésiter à redresser un pied avec le mouvement, toucher les bois, plier un peu, apprécier la souplesse, connaître le bois que l’on taille. L’idée est de limiter les plaies de taille tout en étant judicieux. Cela oblige à se creuser la tête. »

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A la vigne ce jour-là, c’est Bénigne de Surrel, jeune gérant adjoint qui est a chaussé les bottes pour venir écouter les conseils du formateur.  « Ce n’est pas à la mode mais cette technique revient dans les vignes, et de plus en plus car le problème sanitaire est important. On voit un dépérissement du vignoble, il faiblit, il y a de moins en moins de bois, le feuillage est de moins en moins important, sans que l’on ne comprenne pourquoi. Les tailles sont importantes car les nécroses participent à cet affaiblissement général du pied, on en a la mesure depuis peu. »

Mais la taille Poussard a été abandonnée peu à peu avec l’apparition des produits phytosanitaires -dont l’Arsenic, qui non sans maux, ont permis de limiter fortement la progression des maladies du bois. L’interdiction, en 2001, de l’arsénite  de soude -a signé le grand retour de l’esca – notamment dans le Sancerrois où officie un pionnier, François Dal – et une prise de conscience de certains vignerons, ont incité un regard plus critique quant aux pratiques destructrices de la taille depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui, l’objectif est d’être dans une logique plus respectueuse, moins traumatisante pour le cep et plus proche du végétal.

Grâce à la taille Poussard, le domaine a un taux de renouvellement des pieds de vigne inférieur à la moyenne : 1,8% au lieu de 3%.

Mais qui est Joël Lecoq, formateur en taille Poussard ?

« J’ai mené de front études supérieures en viticulture et oenologie à Bordeaux, Mâcon et Dijon et des activités professionnelles dans la production viticoles pendant plus de 15 ans. Formateur depuis 20 ans, je dispense des modules de formation sur la taille « Guyot-Poussard » depuis 9 ans en Bourgogne, Champagne, Languedoc et vallée du Rhône.
Mes premiers coups de sécateurs il y a plus trente ans, se sont fait chez l’un des rares vignerons Bordelais à pratiquer encore ce type de taille. Même si comme tout le monde j’ai appliqué « bêtement » les principes d’une taille stricte, propre et irraisonnée pendant de nombreuse années, je n’ai jamais oublié ce que m’avais inculqué Mr BERTRAND, vigneron dans le Blayais. J’ai toujours marqué un intérêt certain pour les conduites du vignoble en culture bio ou biodynamie par de « vrais vignerons ».

De nombreuses observations, recherches et autres expérimentations n’ont fait que de me conforter dans l’abandon total de cette taille « Guyot conventionnelle » vers une approche plus logique, plus douce et moins traumatisante.

Plus de 500 personnes ont été ainsi formées depuis et appliquent aujourd’hui même partiellement ces pratiques et certaines parcelles taillées en Poussard depuis 7/8 ans se comportent très positivement par rapport à la mortalité et à l’équilibre végétatif des ceps. »

Galette : Anima Vinum & un champagne de terroir pour être le roi

Spécial Epiphanie

Très chers amis de l’Escargot Vigneron et gourmands de la galette, voici une missive spéciale qui, nous en sommes sûrs, trouvera un écho auprès de vous.
Nous ne pouvions pas vous laisser vous réunir autour d’une galette sortant du four sans vous offrir de connaître le vin de Champagne d’un artisan vigneron que nous venons de sélectionner et qui fait actuellement fureur dans le monde intime des critiques de vin !
Le domaine Thierry Massin fait des émules et nous ne demandons qu’à vous le faire tester cet hiver. Il surprend par sa qualité, l’engagement de son fondateur et ses bulles fraîches. Emile, notre escargot en a eu la coquille toute retournée.
A vos commandes !
Pas besoin de fève pour avoir de la chance, les cinq premiers acheteurs recevront en cadeau une bouteille de Champagne du domaine (jusqu’au 23 janvier 2017), faites-nous part de vos sensations de dégustation sur notre page dédiée www.animavinum.fr/fr/86-champagnes !
 
A très bientôt dans la communauté Anima Vinum 😉

Focus sur la galette

Hep là ! On vous a vu ! Reposez immédiatement cette galette défraîchie … Un champagne excellent se savoure avec une galette dorée, dont la frangipane est à se damner et le feuilletage à tomber à la renverse.  M’enfin !
Alors voilà, comme on aime le beau travail d’artisan, on vous glisse quelques adresses parisiennes pour les autochtones et ceux qui iront s’y balader le temps d’un week end gourmand : allez tester celle des Fées Pâtissières (21 rue Rambuteau, 4e arr.), Sébastien Gaudard (22 rue des Martyrs, 9e arr.), ou de Dominique Sabiron, 77 av. du Gl Leclerc, 14e arr.)
Et sinon ? Voilà une recette à déléguer à votre belle-mère !
Frottez l’intérieur de  deux pâtes feuilletées (pur beurre, achetée chez le pâtissier par exemple) avec un peu de sucre et d’extrait d’amande amère.
Dans un saladier mélangez 140 grammes de poudre d’amandes, un peu moins de 100 grammes de sucre (ajuster selon le goût), 2 oeufs et 75 grammes de beurre mou.
Ajoutez la préparation sur la première pâte feuilletée disposée dans un plat à tarte et recouvrir avec la seconde pâte. Badigeonner le dessus avec un jaune d’oeuf et dessinez le dessus avec la pointe d’un couteau. Enfournez 20 mn à 200°C

Les Champagnes Thierry Massin (sélection Anima Vinum)

* cuvée Brut Sélection – un 100% Chardonnay
* cuvée Brut Prestige – 70% Pinot noir/30% Chardonnay
* cuvée Mélodie – 100 % Chardonnay
* cuvée Réserve – 85% Pinot noit/15% Chardonnay
* cuvée Extra Brut Instant M – 85% Pinot noir/15% Pinot Meunier
Le Guide Hachette 2016 à Propos d’Instant M :
« Si le palais ne manque pas d’étoffe, son effervescence crémeuse, sa vivacité, ses arômes de pamplemousse et sa finale tonique laissent une impression de fraîcheur légère.  »

Le domaine Thierry Massin dans les guides

Parker : note 90/100 pour la cuvée brut Sélection
Bettane+Desseauve : 14,5/20 pour la cuvée Mélodie, 14/20 pour la cuvée Prestige
Guide Hachette 2016 : l’Extra Brut Instant M obtient une étoile
Le Figaro Vin : 14/20 pour le Brut millésimé blanc

Guide Gault&Millau 2016 : Instant M / Mélodie / Prestige / Réserve obtiennent 15/20
« La bulle petitement calibrée caresse le palais (…) Le vin est éclatant de frâicheur (…) bouche possédant un beau volume (…) l’ensemble est agréable et immédiat. »

La RVF (web) : Les bonnes affaires du vin La RVF 2016 : Instant M Extra Brut 14/20
La revue Sommelier International salue la cuvée Prestige : « Une belle cuvée sur la finesse, très agréable »

L’homme qui murmurait …

AnimaVinum (vins fins et de terroir) sélectionne des vins de vignerons engagés dans des démarches respectueuses. Notamment Jean-Yves Devevey, vigneron sur la Côte Chalonnaise, à Demigny (labour à cheval, bio, biodynamie) ou Sylvain Pataille, vigneron à Marsannay-la-Côte (labour à cheval, biodynamie).

Après deux années aux champs, le cheval de trait Comtois a le trac. Sous une mèche blonde, un œil craintif attend les ordres calmes de Julien. Pas évident pour un ancien étalon encore vigoureux de renoncer au galop et de s’astreindre à marcher avec le pas d’une danseuse entre les lignes interminables des parcelles bourguignonnes. La silhouette robuste attelée au van, la robe brune épaissie avec l’arrivée de l’hiver, le tempérament sanguin, Astre se prépare à retourner aux vignes. Julien Carroué, d’une voix à peine contrastée, lui parle, comme on parlerait à un enfant.

« Allez. A droite. Un pas. Bien, tu es un bon gamin. »

La similitude entre les deux silhouettes est saisissante quand s’amorce le travail de labour. Non pas par leur taille ni leur poids qui doit être d’une différence de dix fois. Mais une symbiose s’enclenche entre ces deux corps, semblables à des lianes, dont le labeur, énergique et puissant, ne va pas de soi. C’est un test, un essai. Le dressage est un moment d’écoute autant que de tension, les deux tempéraments se mesurent l’un à l’autre sans friction, s’apprivoisent.

Chaque mot est posé l’un après l’autre. Julien Carroué en est à son second essai avec Astre. Lui, il a 36 ans et un passé qui mériterait un biopic par un réalisateur de cinéma indépendant. Son histoire, c’est le genre d’histoire qui se déroule le long d’une route et qui se prolonge par un retour au bercail, sur les traces de la tradition. Mégot au coin des lèvres. Inspiration des années 50, comme ses outils, dont il prend soin. Dans sa première vie, il a fait du rock. Il a bouclé durant dix années une carrière plutôt réussie à Paris, et puis, le vent l’a soufflé et il s’en est revenu en Bourgogne, retrouver ses origines, à Auxerre.

« Je ne suis pas né dans le cheval »

Il est revenu à la terre par le chemin des vignes. Parce qu’en Bourgogne, un saisonnier c’est souvent un vendangeur, il a commencé ainsi et a continué en tant qu’ouvrier. Et puis, il a voulu savoir comment on faisait le bon vin, le vrai vin, le vin traditionnel. Il est devenu apprenti et a appris de Sylvain Pataille, à Marsannay-la-Côte. Là il a attrapé le virus et a continué ses études dans un centre d’apprentissage spécialisé. Au CFPPA (Haut-Doubs), il a rencontré Jean-Louis Cannelle, dont il a reçu les enseignements durant un cycle où il a appris à maîtriser toutes les ficelles de la locomotion, la psychologie, la santé, l’alimentation du cheval et le travail du sol, l’attelage, le débardage.

« Dans la région, nous avons la chance de pouvoir pratiquer la traction animale en étant rémunéré correctement. Pour moi, c’est l’énergie du futur. J’espère bien qu’un jour, il n’y aura plus de fuel. » Pour Julien, l’important, c’est la préservation du savoir-faire, de la fabrication des charrues au savoir monter un cheval. La préservation des petits paysans aussi. « En choisissant la traction animale, j’espère participer à leur retour dans les terres. Depuis 20 ou 30 ans, on remarque un retour en grâce du cheval de labour. »

Le retour des paysans

Buttage, passage de griffe, décavaillonnage inter ceps, à son avis, le travail d’un cheval vaut mieux que celui d’une machine, même économiquement. « A hauteur de 10 000 euros l’hectare (sans l’investissement lourd de départ et sans la maintenance obligatoire sur machine) je ne suis pas sûr que cela coûte bien plus cher… »

Julien Carroué a créé son entreprise en 2016, il effectue son travail de précision sur des domaines renommés, donc pas question de casser un pied de vigne sur un terroir de Grand Cru. Aujourd’hui, le voilà face à quelques rangs de vigne, ceinturé à sa bête, concentré.

Astre est vigoureux, il met toute l’intensité de sa force lorsqu’il tire la charrue. Le départ est brutal, Julien le raisonne. La terre est molle et amoureuse, elle s’accroche aux lames et rend le travail plus difficile. Astre bombe le dos, relève l’encolure et fournit des efforts qui le font rapidement suer à grosses gouttes, lesquelles s’évaporent dans l’air glacial par bouffées. Julien suit le même mouvement, se contracte, retient les rennes, met tout son poids en arrière et lui intime ses ordres doucement, le visage luisant.

A l’horizon, le soleil s’apprête à se retirer pour aujourd’hui, et délivre lui aussi sa dernière énergie. L’ellipse rougeoyante flotte dans un ciel corail, puis jaunissant. Les étourneaux goulus s’envolent par centaines dans une ronde et quitteront bientôt les vignes pour voler vers le sud.

Le cheval, une philosophie de vie

La lame fend la terre comme l’avant d’un navire écarte les eaux et éclabousse de chaque côté. « Je travaille avec de vieux outils. Cette charrue doit dater des années 1950 », précise Julien Carroué, dont le style vestimentaire est soigneusement calqué sur l’époque. « Ils sont mieux faits à mon avis, plus costauds. Et puis, il est de plus en plus difficile de trouver des constructeurs de ce genre de matériel. » Lui, il fonctionne en quasi autonomie entre labour des vignes, un peu de maraîchage, de travail en champ, il cultive avec ses chevaux l’alimentation qu’il leur donne ensuite. Cela permet aux chevaux de changer de la vigne qui est pour eux une tâche rébarbative, où ils sont enserrés entre deux rangs à faire des allers et retours.

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Avec Julien, tout est au plus près de la tradition et de la simplicité quand elle est au service d’une certaine efficacité sur la durée : « Pour Astre, j’ai préparé un mélange d’avoine et d’orge. Je n’aime pas nourrir mes bêtes avec de l’alimentation toute faite, aux vitamines de synthèse. Là, j’ai adapté sa nourriture à son effort et son tempérament : il est plutôt sanguin, plein d’énergie, donc le mélange va lui permettre de supporter un effort lent mais constant et de ne pas susciter d’excès de chaleur chez lui. »

Une demi-heure passe, les rangs de la vigne de Sylvain Pataille sont labourés parfaitement et Julien Carroué se félicite : « Nous avons fait des progrès, en une heure de séance, j’ai senti que quelque chose s’était passé, la confiance a grandi entre nous. »

Qu’est-ce que vous buvez, vous, à Noël ?

Noël, c’est une fois par an, c’est tous les regards braqués sur vous, donc ce n’est pas le bon moment pour se planter. Que vous invitiez ou que vous soyez invité, Anima Vinum vous guide avec cinq propositions de bons vins à poser sur la table sereinement, sans être pris par le doute.

Les bulles

Ici, le champagne, on le boit plutôt en apéritif. Parce que ça aiguise les papilles, ça émoustille les filles et puis s’il en reste, on le met au frais pour le dessert. D’ailleurs, ne parlons pas de champagne mais de « vin de Champagne », ou de « champagne de terroir »… Parce que celui que l’on vous propose ici est fait par un artisan qui vérifie chaque étape, de la vigne au pressoir et de l’élevage à la mise en bouteille. Thierry Massin a concocté Mélodie, un breuvage aux fines bulles qui conviendra aisément à tous les palais de la famille. Il est facile à déguster sur des palais vierges, rafraîchissant, pas trop vineux, il a une belle pureté. Il devrait se marier à merveille avec un saumon fumé, des gougères ou un foie gras.

Pour les plus techniques, on leur dira que c’est un Chardonnay, un blanc de blanc, entendez un 100% Chardonnay qui a bénéficié d’un élevage sur lattes durant 24 mois avec un degré de maturité optimale, un élevage long, c’est un brut certes mais peu dosé en sucre : 7 grammes, là où les grandes marques dosent allègrement à 12g, il possède une véritable identité pour un vin d’entrée de gamme. En bonus, la satisfaction de boire un vin d’artisan. Vous n’avez rien compris ? Bah, partez plutôt vous balader dans les vignes en leur compagnie. Par ici !

Le blanc

Ou plutôt LES blancs. Car tout dépend du menu. Y’aurait-il des fruits de mer, des huîtres, du poisson (au naturel) grillé, pourquoi pas des filets de rouget, ou du hommard ? Dans ce cas choisissons un Chablis Vieilles Vignes de chez Dampt. Ce sera plutôt du poisson (en sauce) cuisiné, ou une volaille de Bresse ? Dans ce cas, partons dans les Maranges (près de Beaune) et choisissons un premier cru La Fussière de chez Monnot.

Le Chablis du domaine Dampt est éclatant. Tout est fait en cuverie pour éviter l’oxydation (vous savez cette note de beurre rance, de pomme blette ou de noix, parfois un peu lourde), ce qui le rend extrêmement rafraichissant. Mais ce n’est pas la seule raison. Les terroirs sur lesquels poussent la vigne (de chardonnay) sont très calcaires (c’est un sol Kimméridgien, bourré de fossiles et de marnes), qui donne beaucoup de tension en bouche (un petit goût de reviens-y, en langage novice), de la fraîcheur et de la longueur, de la vivacité.

Le Maranges 1er Cru La Fussière est typique de la Côte-d’Or, en Bourgogne. La vigne pousse sur un terroir argilo-calcaire du sud de la Côte-de-Beaune. Il est patiemment élevé en fûts de chêne par Stéphane Monnot. Par rapport au premier ce vin est plus opulent, plus complexe avec des notes de fruits mûrs, de brioche, un boisé très discret. En bref, il conviendra mieux aux jeunes, aux palais plus novices car ils est plus rond. Il peut même se boire en apéritif. Alors pourquoi pas le prendre sous l’aile avant de partir au réveillon et l’offrir avec un grand sourire à ses hôtes ?

Le rouge

Le rouge arrivera plutôt au moment du gibier ou du fromage, dans un repas de réveillon. Aussi, on choisira un Bourgogne ou un Côte du Rhône, bien structuré. Et là, on vous conseille de sortir le Gigondas Le Grand Montmirail de chez Laurent Brusset. Une bouteille qui plaira aussi aux jeunes pour la simple raison que sa rondeur est flatteuse (comprenez, sa très légère sucrosité rappelle le paradis perdu  à cette satanée génération Disney qui a (trop) croisé la route des Haribo). Mais ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit, ce vin convient aussi à la génération Roger Moore qui irait se servir comme James Bond deux verres devant une flambée de cheminée, assis confortablement sur une imitation peau d’ours. Rondeur, chaleur, arômes de fruits noirs mûrs, pincée d’épices… Attendez, vous êtes face à la magie de Noël !

Si vous souhaitiez rester en Bourgogne, pas de problème ! Sortez le grand jeu avec un Maranges premier cru La Fussière rouge du domaine Monnot. Surtout si vous aviez prévu du boeuf grillé ou des viandes rouges. Ce vin là se boit entre adultes, pour sa finesse, son acidité et ses tannins lui donnant une structure plus tonique, plus ferme, plus rugueuse – liés à la présence d’argile dans le secteur des Maranges. Un vin masculin comme on dit, mais qui séduira à coup sûr les indépendantes en talons aiguille.

Pour le dessert, nous direz-vous ? Eh bien si on apporte sur la table un gâteau au chocolat, attrapez une bouteille de vin doux naturel comme le Banyul, pour un accord parfait… en attendant le Père Noël.

L’Escargot Vigneron et les vins des Hospices de Beaune – millésime 2016

Voilà, c’est terminé depuis trois bonnes semaines, maintenant, la vente aux enchères des Hospices de Beaune a été le point d’orgue d’une année 2016 riche en émotions et en travail de fond auprès du domaine des Hospices de Beaune. Suivi des relevés pédologiques, suivi météorologique de l’année, puis des vendanges, de la vinification et enfin de la mise en route des enchères jusqu’à la vente en elle-même, et enfin la reconnaissance des pièces. L’aventure est loin d’être terminée pour les vins 2016. Reste à les élever, les embouteiller, accueillir au printemps les co-acheteurs dont nous traitons en ce moment les commandes. Retour sur les étapes une à une.

Etape 1 :  Être sur le terrain au plus près des équipes des Hospices

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Etape 2 : Suivre les évolutions météorologiques

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Etape 3 : Être présent au moment des vendanges

Etape 4 : Déguster les vins tout juste vinifiés

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Etape 5 : Les goûter encore et encore

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Etape 7 : Acheter les meilleurs vins

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Etape 7 : Décompresser

Etape 8 : Reconnaître les fûts

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Quel vin dois-je choisir pour …

Choisir un vin, c’est une affaire de goûts, mais c’est aussi une affaire de contexte. En effet, on n’apporte pas un beaujolais nouveau bas de gamme pour se faire pardonner ni un grand cru pour un pic-nic entre novices. Un peu comme le langage des fleurs, le vin peut vous aider dans pas mal de situations, encore faut-il savoir quel vin pour quelles circonstances. Anima Vinum vous donne quelques (bonnes) idées. Nota bene, chaque bouteille est reliée informatiquement à sa fiche technique. Cliquez dessus pour avoir tous les détails de garde, d’apogée, d’accords mets-vins, etc. Pour les autres, écrivez-nous : lescargot@animavinum.fr

Quel vin dois-je donc choisir pour …

  1. Me faire pardonner si je suis en retard à un repas de famille ?

    ANIMA VINUM :  » Il va falloir sortir une belle appellation, une belle étiquette comme on dit. A notre avis, un Meursault de chez Jobard ou Javillier sera plutôt bien vu. Eux, ce sont un peu nos voisins. Anima Vinum est basé à Meursault. Et Meursault, c’est un peu une grande famille. Ce vin blanc sera à température idéale en plein hiver, surtout si vous vous êtes mis en tête de venir à pieds. Sinon, bien l’éloigner du chauffage de la voiture. Vous devriez pouvoir transformer le « C’est à cette heure là que tu arrives ? » en … « Tu as vraiment bien fait de venir ». Anima Vinum, partenaire de vos ambiances familiales réussies. »

  2. Offrir à ma grand-mère de 70 ans ?

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    « Les anciens aimaient boire les vins vieux. Votre grand-mère s’y connaît en Bourgogne, vous n’allez-pas lui offrir n’importe-quoi parce qu’en plus, avouez-le, vous l’aimez bien. Un Chambolle-Musigny en magnum de chez Alain Jeanniard semble tout indiqué dans cette situation. Parce qu’Alain Jeanniard, ce qu’il sait faire de mieux, ce sont les vins de garde et que celui-ci se boit admirablement bien quand il a quelques années de bouteille. Le Chambolle-Musigny est en plus un vin élégant, féminin, léger. Bref, parmi ce qui se fait de mieux sur l’excellente Côte de Nuits. »

  3. Étonner mon oncle, grand curieux de vin, avec un Bourgogne ?

    SONY DSC« Et si vous choisissiez une appellation méconnue, quasi intime mais d’une grande qualité pour l’épater. A coup sûr il ne connait pas ce vin, et il sera surpris par son rapport qualité-prix. Le Viré-Clessé est le joyau caché du Mâconnais. Encore faut-il trouver un artisan qui le travaille à merveille. Et là-dessus, autant vous dire qu’on connaît quelqu’un ! Le domaine Gondard-Perrin n’a pas sa pareille pour révéler l’éclat et la tension de ce blanc de Chardonnay. Allez un stress de moins, l’oncle, c’est dans la poche ! « 

  4. Un nouvel an où je ne connais personne ?

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    « Aïe, c’est la tuile. Quoi, vous vous y êtes pris trop tard ? On vous a posé un lapin ? Quoi qu’il en soit il faut savoir rebondir avec le sourire et aller à ce nouvel an complètement détendu et confiant (e), avec, en main, un Chateauneuf-du-Pape. Pourquoi ? Parce que c’est plutôt consensuel, et qu’on vous accueillera à bras ouverts. Si en plus, vous expliquez que Nathalie Reynaud, la vigneronne, travaille en famille de manière vertueuse et a un coup de patte sans pareille sur ses vins, alors là, vous vous ferez certainement des copains. Un bon départ pour cette soirée et peut-être même une promesse de lier de nouvelles amitiés ! Ne nous remerciez pas, allez, c’est normal. »

  5. Pour boire léger sur un repas lourd ?

    « C’est un classique à Noël, vous lorgnez sur la bouteille d’eau pétillante pour espérer alléger votre estomac. Le repas est excellent, mais votre gourmandise connaît peu de retenue en périodes de fêtes. Prenez donc les devants en apportant un Auxey-Duresse de chez Agnès Paquet. C’est léger, peu structuré mais très gourmand. Il est finement travaillé, tout sur le fruit et très digeste. Et puis allez, vous pourrez glisser à votre voisine de table que c’est une femme pleine de courage qui cultive ses merveilleuses vignes dans le petit village de Meloisey. Pas facile d’être vigneronne quand on est une femme, hein. En effet, admirable. Comme on sent que la conversation vient de se nouer entre vous, on s’éclipse. « 

  6. Un nouvel an très chic ?

    « Attendez… Une seconde… On va voir ce qu’il reste dans notre cave. On va vous sortir quelque chose qui en jette. Quelque chose qui fait l’unanimité chez les connaisseurs. Une belle quille, comme on dit. On vous déniche un vin des Hospices de Beaune, un Beaune premier cru cuvée Cyrot Chaudron en magnum, par exemple. Chez Anima Vinum, nous achetons des cuvées chaque année aux enchères, puis nous les faisons élever patiemment chez des vignerons dont nous adorons le style. Enfin nous leur réservons un écrin protecteur pour une garde longue. Ce n’est donc pas n’importe quel Hospices de Beaune. Offrez-le et conseillez à votre hôte de le garder en cave (le moment de l’apogée du vin est marqué au dos par nos soins). Pensez-bien à repasser chez vos amis à ce moment-là pour goûter la bouteille. »

  7. Un nouvel an sans chichis !

    SONY DSC« Cela fait longtemps que vous fêtez vos nouvel an en petit comité ou entre amis intimes. Et là, franchement, après les strass et les paillettes de Noël, vous n’avez pas du tout envie de remettre le couvert. Non, vous avez envie d’une soirée où vous riez, où vous oubliez les fastes obligatoires et où la chaleur de l’intérieur l’emporte sur l’air glacial de dehors. Dans ce cas, vous allez vous tourner vers un Beaujolais. Un bon. Le Morgon Vieilles Vignes du domaine des Roches du Py (salué par le Guide Hachette). Prenez un carton complet pour ne pas être à cours en plein gueuleton. Il est fruité, il est convivial, il est très bien travaillé. Il va étonner autour de vous. Tiens, finalement tous vos copains finissent par aimer le Beaujolais ! Merci, belle découverte ! »

    8. Un tête-à-tête en toute légèreté

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    « Vous avez prévu un moment à deux, et vous souhaitez que le vin ne fasse qu’une chose : faire glisser votre entrevue sur de belles émotions sans forcément se prendre le chou à propos du vin. Alors choisissez les yeux fermés un Givry rouge « Clos de la Brûlée » de chez Fabrice Masse. » C’est un vin plaisant pour tous les palais, consensuel pourrait-on dire. Le vin est tout en fruit et en légèreté avec son boisé délicat. Il convient aux viandes délicates, les poulets de Bresse, voire un comme la poisson sole.

    9. Mes amis ne demandent qu’à découvrir

    SONY DSC« Des amis vous tannent : « Toi qui est de Bourgogne, fais-nous donc découvrir un peu ta région ! » ? Alors faites-leur visiter tout en papilles un  Côte-de-Nuits blanc de Vincent Désertaux. Succès garanti. Pourquoi ? Parce qu’en Côte de Nuit, la grande star, c’est le rouge. Le Pinot noir représente à lui seul 95 % de l’appellation. Donc en sortant un vin fait de Chardonnay et de 20% de Pinot blanc, vous allez faire sensation. Le Pinot blanc est un cépage désormais préservé, car très rare en Bourgogne. En effet, il était trop peu productif et a été presque rayé de la carte au profit du Chardonnay. Or ce cépage offre une grande vivacité au vin – ce qui ne gâte rien pour 2015, connu pour être un millésime assez chaud. Bref, ce vin, allie un boisé délicat à une grande fraîcheur, renforcé par un inattendu Pinot blanc. Inutile de dire que vos amis en redemanderons et que vous serez bien embêté si vous vous y prenez trop tard, car il n’en reste quasiment plus chez le vigneron : pour saisir les dernier cartons et faire un carton… c’est par ici !

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En Champagne, rencontre avec un nouveau fournisseur …

Emile aime les bulles, mais pas n’importe lesquelles. Le vin vertueux et goûteux en Champagne est difficile à trouver parmi les marques du puissant négoce. Heureusement, quelques irréductibles cultivent et produisent le champagne artisanalement, pour notre plus grand bonheur. Après la visite, Emile repart avec les yeux qui pétillent. Au domaine Thierry Massin, c’est tout une famille qui s’active autour d’un héritage familial entretenu par plusieurs générations. Visite accompagnée …

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Les Champagnes Thierry Massin (sélection Anima Vinum)
* cuvée Brut Sélection – un 100% Chardonnay
* cuvée Brut Prestige – 70% Pinot noir/30% Chardonnay
* cuvée Mélodie – 100 % Chardonnay
* cuvée Réserve – 85% Pinot noit/15% Chardonnay

* cuvée Extra Brut Instant M – 85% Pinot noir/15% Pinot Meunier

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 « Si le palais ne manque pas d’étoffe, son effervescence crémeuse, sa vivacité, ses arômes de pamplemousse et sa finale tonique laissent une impression de fraîcheur légère.  » Le  Guide Hachette 2016 à Propos d’Instant M

Le domaine Thierry Massin

dans les guides

Parker : note 90/100 pour la cuvée brut Sélection
Bettane+Desseauve : 14,5/20 pour la cuvée Mélodie, 14/20 pour la cuvée Prestige
Guide Hachette 2017Extra Brut Instant M est cité
Le Figaro Vin : 14/20 pour le Brut millésimé blancGuide Gault&Millau 2016 : Instant M / Mélodie / Prestige / Réserve obtiennent 15/20
« La bulle petitement calibrée caresse le palais (…) Le vin est éclatant de frâicheur (…) bouche possédant un beau volume (…) l’ensemble est agréable et immédiat. »
La RVF (web) : « Les vins : les prix sont sages et les champagnes faciles, dans l’esprit fin et coulant des chardonnays de Chouilly. «   
Les bonnes affaires du vin La RVF 2016 : Instant M Extra Brut 14/20
La revue Sommelier International salue la cuvée Prestige : « Une belle cuvée sur la finesse, très agréable »

Autopromo !

Notre escargot caracole sur les bonnesbouteilles de vin mais pas que …! Il aime les médias et adore regarder ce qui se dit sur ses collaborateurs. Voici les dernières parutions en date !

Beaune | Beaune : Anima Vinum, deuxième acheteur de la Vente de

Encadré | Anima Vinum, des négociants participatifs d’un nou

La valeur-ajoutée d’un vin des Hospices de Beaune selon Anima Vinum

Acheter un Hospices de Beaune 3.0 participatif

En 2005, Anima Vinum accède aux ventes des Hospices de Beaune et dès 2013 en fait un de ses principaux axes de développement. Dix ans plus tard, en 2015, avec 38 pièces achetées, l’escargot se positionne comme 2ème acheteur en volume (1er acheteur artisanal) des fameuses ventes organisées par Christie’s chaque mois de novembre.

L’originalité ? Anima Vinum possède une vision ultra-artisanale de ces vins issus de terroirs exceptionnels et s’appuie sur le grand savoir-faire d’excellents vignerons avec lesquels ils partagent la même philosophie du vin.

Anima Vinum propose en outre un système original de co-achat (un achat entre plusieurs particuliers) des pièces et fait élever le vin par des vignerons artisans experts en la matière. Non seulement l’élevage très long sans intervention œnologique garantit une qualité exemplaire mais en plus très peu de sulfites sont ajoutés, la mise en bouteille est effectuée à la main par gravité, chaque bouteille est soigneusement personnalisée au nom de l’acquéreur, bouchée avec un liège naturel, sélectionné chez des artisans bouchonniers et finalement cirée.

Bref, L’idée est de laisser la nature rester au centre de tout dans le processus du vin, et d’être dans la plus grande maîtrise du détail pour une conservation sans faute et vrai. Il y a donc Hospices de Beaune et … Hospices de Beaune.

Dans le détail …

Une fois achetées, nos cuvées sont ensuite élevées pendant environ deux ans entre les mains expertes de grands artisans du goût :

Les vins rouges sont choyés dans les caves fraîches du domaine L’Eveil des Sens, de Francis Lechauve, vigneron récoltant passionné situé à Meloisey, dans les hautes côtes de Beaune. Pour les blancs, notre amie Agnès Paquet, située à Meloisey elle aussi, met son talent à l’œuvre.

Rompre avec les habitudes

Tout au long de l’année, nous travaillons de concert avec ces vinificateurs d’exception pour faire de nos acquisitions de vrais grands vins fins de terroir comme on aime. Nous misons notamment sur des élevages longs (en moyenne 18 mois) et adaptés : pour l’élevage de nos blancs, nous avons décidé de rompre avec l’habitude « 100% fûts neufs », chère aux Hospices, pour limiter le boisé et favoriser la tension et la fraîcheur. Les vins sont élevés dans de très bons fûts et demi-muids de « 1 vin » pour un résultat à la hauteur de nos exigences d’authenticité et de qualité.

Le meilleur à tous les égards

Pour nous, les vins acquis aux Hospices de Beaune méritent le meilleur à tous niveaux. La démarche de l’Escargot Vigneron comprend aussi le choix des meilleures matières sèches : les bouteilles sont soigneusement mesurées pour trouver celle qui aura les meilleures propriétés de conservation et dont l’élégance rappellera celle du vin qu’elle contient, elles sont cirées, numérotées, bouchées avec du liège naturel produit par un des meilleurs artisans bouchonniers et les étiquettes sont personnalisées avec le nom de l’acquéreur/du co-acheteur. Le tout, présenté dans de très belles caisses bois et pour un vin qui exprime toute la magie des Hospices…

Communauté d’achat

Notre place de 2ème acheteur de la vente aux enchères des Hospices de Beaune (1er acheteur artisanal), nous la devons en grande partie à nos co-acheteurs qui renouvellent tous les ans leur confiance. Chaque année, quelques semaines avant le 3ème weekend de novembre, nous nous rendons plusieurs fois à la cuverie des Hospices des Beaune pour déguster les cuvées du millésime en cours qui seront mises en vente. Jean-François Vandroux et Pierre Grimaldi, les deux associés-gérants, sélectionnent alors rigoureusement les vins qu’ils souhaitent acheter lors de la vente et qu’ils sont prêts à conseiller à leur co-acheteurs. Les résultats sont ensuite communiqués quelques jours avant la vente, accompagnés de fourchettes de prix estimées en fonction des ventes des années précédentes.

Les co-acheteurs : immersion dans l’aventure

Vient ensuite le weekend de la vente aux enchères, où notre escargot fait du coude pendant plusieurs heures pour décrocher les vins qui le font rêver. Les pièces acquises sont reconnues et enlevées de la cuverie des Hospices dans l’hiver pour être choyées dans les caves de nos amis vignerons Agnès Paquet (pour les blancs) et Francis Lechauve (domaine l’Eveil des Sens, pour les vins rouges). Au printemps, un weekend très spécial est organisé spécialement pour que nos co-acheteurs puissent déguster leurs acquisitions encore en élevage. Un moment plein de magie et d’émotions !

Sensation unique à la réception

Ce n’est qu’après en moyenne 18 mois d’élevage que les vins sont mis en bouteille et pour finir, presque 2 ans après leur acquisition, ils arrivent enfin dans les caves de leurs heureux propriétaires. Une attente de longue haleine, certes, mais qui en vaut largement la peine ! Imaginez un peu la sensation lorsque vous ouvrez une bouteille des Hospices, unique, étiquetée à votre nom et vinifiée par des pointures … Vous aussi vous allez baver !

Nos prix pour la sélection 2016 aux Hospices de Beaune

Il est l’heure ! Les souscriptions sont ouvertes, rejoignez-nous et achetons tous ensemble à la plus célèbre vente de charité du monde ! Découvrez les vins que nous avons retenus et les prix que nous proposons au co-achat. L’aventure des Hospices de Beaune est enfin accessible aux particuliers pour des sommes raisonnables… Mais lisez plutôt…

Souscription et modifications  jusqu’à dimanche 20 novembre à 12h00.
Les souscriptions par caisses non-panachées de 6 bouteilles 75 cl ou 3 magnum 150 cl.

Quelle qualité cette année aux Hospices de Beaune ?
Ludivine Griveau se savait très attendue après un excellent millésime 2015 : sa seconde vinification aux Hospices est un succès : vinifications appliquées, sérieuses et sages : exactement dans l’esprit du millésime.
Beaucoup de fruité et de pureté aromatique. Les vins présentent un bel équilibre et les rouges sont remarquables par la texture très fine de leurs tanins.
Un vrai millésime bourguignon « classique » que nous achèterons à coup sûr.

Quelle tendance de cours pour cette vente ?
596 pièces de vin en 2016 seront proposées cette année soit 21 pièces de plus que 2015 (une année pleine aux Hospices, c’est près de 900 pièces de vin!). Encore une petite récolte donc.
Après 4 années de hausse, dont une dernière vente record 2015, nous parions sur une baisse des prix moyens pour les rouges.
Les Grands Crus, de la Côte de Nuits seront fermes à l’exception de Mazis Chambertin qui pourrait bien voir une baisse sensible car l’offre est bien supérieure à l’année passée. Les Corton rouges, très réussis cette année, pourraient baisser légèrement. Les « petites »cuvées, à savoir Pernand Vergelesses, Monthélie, Savigny, Auxey Duresses ne baisseront vraisemblablement pas en raison des très faibles volumes (gel). Plusieurs cuvées de Beaune 1er cru sont aussi dans ce cas mais nous attendons de belles occasions d’achat…
Les vins blancs sont les éternelles vedettes de cette vente : prix fermes en perspective.

Comment souscrire les cuvées exceptionnelles des Hospices de Beaune avec ANIMA VINUM ?

Comme chaque année, nous adopterons une position raisonnée : pas question d’acheter à n’importe quel prix et nous vous communiquons ci-dessous nos objectifs d’achats et les prix maximum de souscription.
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Nous tenterons d’acquérir au moins une cuvée dans chacune des 3 catégories (voir ci-dessous) : 1 cuvée de Catégorie A, 1 cuvée de Catégorie B et 1 cuvée de Catégorie C dans la limite du prix indiqué ci-dessous.
Cuvées ciblées + prix maxi d’achat ttc*.
Vous avez la possibilité de souscrire avec nous, en nous adressant par retour de mail et avant dimanche 20 novembre à 12 h00 le nombre de bouteilles ou de magnum que vous souhaitez sur chaque Cuvée ou chaque Catégorie. (merci de bien noter que ce sont des caisses de 6 bouteilles identiques ou 3 magnum identiques).
Ce n’est qu’après la vente, lorsque nous connaîtrons les prix d’achat exacts que nous pourrons vous confirmer votre réservation. Il y a de fortes probabilités pour que les prix d’achats réels soient inférieurs à ceux annoncés ci-dessous.

  Nos coups de coeur sont indiqués en rouge

Catégorie A (prix max : 80€TTC la bouteille 75 cl) – conditionnement en caisse de 6 bouteilles ou de 3 magnums

  • Beaune 1er cru Cuvée Dames Hospitalières **** : Fruit délicat et tendu. Pronfeur. Racé. Une valeur sûre que cette cuvée qui ouvre traditionnellement la vente. Un presque Coup de Coeur! Prix maxi 70.65 ttc la bouteille et 139.37 ttc le magnum
  • Beaune 1er cru Cuvée Cyrot Chaudron **** : nous aimons souvent ce terroir minéral de haut de coteau. tension, finesse et fraîcheur. Potentiel de garde. Prix maxi 66.12 ttc la bouteille et 131.83 ttc le magnum
  • Beaune 1er Cru « Clos des Avaux » ***(*) : situé non loin du « Clos des Mouches », ce climat donne toujours beaucoup de fruité et de finesse. Tanins au grain très fin. Belle perspective de garde. Prix maxi 70.65 ttc la bouteille et 139.37 ttc le magnum
  • Beaune 1er Cru « Maurice Drouhin » **** : une cuvée que nous n’avons jamais achetée. Particulièrement réussie cette année. Maturité, rondeur de fruit, concentration. Prix maxi 75.18 ttc la bouteille et 148.42 ttc le magnum
  •  Pommard « Suzanne Chaudron » *** : Fruit pur et intense. Finesse et soyeux des tanins. Prix maxi 75.18 ttc la bouteille et 148.42 ttc le magnum
  •  Beaune 1er Cru les Grèves « Pierre Floquet » ***** : Les grands terroirs sont bien là! Fruit éclatant. Sève. Finesse et profondeur. Minéralité. Coup de Coeur! Prix maxi 79.70 ttc la bouteille et 157.47 ttc le magnum
  •   Volnay 1er cru « Général Muteau » ***(*) : Fruit pur et éclatant. Fraîcheur et tanins soyueux. Profondeur. Prix maxi 70.65 ttc la bouteille et 139.37 ttc le magnum
  •  Pommard « Billardet » ***(*) : Cuvée très intéressante, toute en retenue. Jolis fruité et finesse. Potentiel de garde. Racé. 75.18 ttc la bouteille et 148.42 ttc le magnum
  •  Pommard « Raymond Cyrot » ***(*) : Puissant et charpenté. Fruit net. Tanins fermes et serrés. Prix maxi 75.18 ttc la bouteille et 148.42 ttc le magnum
  •  Beaune 1er Cru « Nicolas Rolin » ****(*) : Puissant, profond et charpenté. Complexe. Très belle cuvée. Coup de Coeur. Prix maxi 75.18 ttc la bouteille et 148.42 ttc le magnum
  • Pernand Vergelesses 1er Cru « Rameau-Lamarosse » ***(*) : Fruit frais. Belle tension. Structuré. Prix maxi 59.34 ttc la bouteille et 118.25 ttc le magnum
  •  Savigny Lès Beaune 1er Cru Vergelesses « Forneret » ***(*) : Fruit mûr, rondeur. Tanins ronds et veloutés. Prix maxi 61.60 ttc la bouteille et 122.78 ttc le magnum
  • Monthelie 1er Cru Les Duresses « Lebelin » *** : Fruit noirs. Concentré. Tanins serrés. Prix maxi 59.34 ttc la bouteille et 118.25 ttc le magnum

Catégorie B (prix max : 101€TTC la bouteille de 75 cl) – conditionnement en caisse de 6 bouteilles ou de 3 magnums

  •  Pommard 1er Cru « Dames de la Charité » ***(*) : structure, puissance. tanins serrés. Potentiel de garde. Prix maxi 84.22 ttc la bouteille et 168.02 ttc le magnum
  •  Pommard Epenots 1er Cru « Gobelet » ****(*) : Un des très grands terroirs des Hospices. Magnifique cuvée  au fruit intense. Bouche pleine, séveuse et complexe. Finesse des tanins. Ouaaaaahhhhh ! Coup de Coeur! Prix maxi 100.06 ttc la bouteille et 199.69 ttc le magnum
  •  Volnay Santenots 1er Cru « Gauvain » ****(*) : En matière de grand terroir, celui-ci se pose un là! Sis sur la commune de Meursault, il est Volnay lorsqu’il est planté de Pinot Noir. Très gros vin cette année. Concentration et fraîcheur. Puissance contenue. Grand potentiel. Coup de Coeur! Prix maxi 84.22 ttc la bouteille et 168.02 ttc le magnum

Catégorie C (prix max : 191€TTC la bouteille de 75 cl) – conditionnement en caisse de 6 bouteilles ou de 3 magnums

  • Corton Clos du Roy Grand Cru « Charlotte Dumay » ***(*) : un Corton Grand Cru tout en féminité. Fruit fin et frais. Structure et texture fine. Profndeur. Prix maxi 36.10 ttc la bouteille et 268.05 ttc le magnum
  • Corton Clos du Roy Grand Cru « Docteur Peste » **** : Tout proche du Coup de Coeur : Structure, et longueur. Puissance et grand potentiel de garde. Prix maxi 136.10 ttc la bouteille et 268.05 ttc le magnum
  • Corton Clos du Roy Grand Cru « Baronne du Baÿ » ****(*) : il ne s’appelle pas « Clos du Roy » par hasard celui-ci! Puissance, complexité, finesse, équilibre. Une grande réussite. Coup de Coeur! Prix maxi 190.39 ttc la bouteille et 376.63 ttc le magnum

Catégorie Vins blancs

  • Pouilly Fuissé « Françoise Poisard ***(*) : pureté, rondeur de fruit et très joli boisé. Très bonne cuvée. Prix maxi 66.12 ttc la bouteille et 131.83 ttc le magnum
  • Meursault « Lopin » **** : matière, concentration et finesse. Un vrai Meursault! Prix maxi 99.89 ttc la bouteille et 195.66 ttc le magnum
  • Meursault 1er cru Les Charmes « Bahezre de Lanlay » **** : finesse et profondeur. Grand potentiel compléxité. Très belle cuvée. Prix maxi 131.57 ttc la bouteille et 259 ttc le magnum
  • Meursault 1er cru Les Charmes « Albert Grivault » ****(*) : le terroir des « Charmes-dessus » est un des meilleurs à Meursault. Splendide cuvée qui passe à un cheveu du Coup de Coeur. Finesse superbe, tension et minéralité sous-jacente. Beaucoup de matière. Prix maxi 145.14 ttc la bouteille et 286.18 ttc le magnum
  • Meursault 1er cru Porusots « Jéhan Humblot » ****(*) : Terroir magnifique. Pureté, éclat, amertume noble. Minéralité. La « classe mondiale » et un Coup de Coeur!  Prix maxi 145.14 ttc la bouteille et 286.18 ttc le magnum
  •  Corton Vergennes Grand Cru « Paul Chanson » **** : Pureté et tension. Grand potentiel de garde. Grande finesse. On adore! Prix maxi 217.53 ttc la bouteille et 430.93 ttc le magnum
  • Corton Charlemagne Grand Cru « François de Salins » ***(*) : Sa Majesté « Charlemagne »: puissance, concentration, tension. tout y est. Un très « gros » vin! Prix maxi 217.53 ttc la bouteille et 430.93 ttc le magnum

Dès mardi 22 novembre, nous vous confirmerons votre achat et vous enverrons une facture proforma valant titre de propriété : seul le montant hors taxes sera à régler à réception de facture. La TVA et les frais de livraison seront à régler au moment de l’expédition des vins, courant de l’automne 2018.
* IMPORTANT : les prix indiqués sont un MAXIMUM TTC et un prix de départ pour une bouteille de 75 cl logée en caisse bois de 6 bouteilles identiques ou caisse de 3 magnum identiques.

Vous pouvez passer votre souscription et la modifier sur la base de ces éléments jusqu’à dimanche 20 novembre 12h00.
Les souscriptions sont toujours par multiples de caisse non panachée de 6 bouteilles 75 cl ou 3 magnum 150 cl
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Sacré meilleur Beaujolais nouveau 2016, la RVF lui donne 18/20 (cuvée spéciale Anima Vinum)

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Le domaine de La Milleranche a obtenu la meilleure note lors de la dégustation des Beaujolais nouveaux cuvée 2016 : 18/20 pour une cuvée sans sulfites, produite exclusivement pour Anima Vinum. (Jérôme Corsin, déjà récompensé cette année)

Olivier Coquard, obtient quant à lui un 16/20 dans la revue Bourgogne Aujourd’hui pour sa Culotte de Velours, commandée spécialement par Anima Vinum également :« Robe intense, fruité frais, immédiat, expressif, complété de notes réglissées, épicées… Le vin est gourmand, charnu, avec une sensation de sucrosité, très agréable et un bon équilibre. »

La cuvée Beaujolais Village du domaine de La Milleranche est issue d’une vigne à petit rendement des environs de Jullié, est vinifiée sans « thermo », n’est ni chaptalisée, ni levurée et sans sulfites ajoutés. Ce sont moins de 3 000 bouteilles produites ! (prix : 6.50€)

Elles emportent immédiatement l’adhésion du jury qui le compare à … un vrai vin 🙂
Mais lisez plutôt : «  Cette cuvée sans sulfite produite pour Anima Vinum est une réussite complète. Sous un jus violet pur, sa gourmandise tactile s’accompagne d’une épaisseur de jus de prune. Il offre une longueur minérale de pierre ! A l’aveugle, vous serez trompés mais ravis. »

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Mais où trouver le Beaujolais Village du Domaine de La Milleranche ?

AUCHAN Luxembourg (MUNSBACH)
LECLERC YVETOT (76)
AUCHAN RONCQ (59)
AUCHAN VELIZY (78)
LECLERC LE MANS (72)
CARREFOUR AUTEUIL (75016)
CARREFOUR MARKET BOULOGNE BILLANCOURT (92)
CARREFOUR MONTESSON (78)
AUCHAN LA DEFENSE (92)
CARREFOUR RAMBOUILLET (78)
LECLERC HOUILLES (78)
LECLERC MONTMORILLON (86)
LECLERC PLEUVEN (29)
SUPER U ARRADON (56)
CARREFOUR CHARTRES (28)
LECLERC BONNEUIL (94)
LECLERC VERNON (27)
CARREFOUR CARRE SENART (LIEUSAINT 77)
CARREFOUR MARKET PARIS GENERAL LECLERC (75014)
INTERMARCHE PERRONNE (80)

Notre dégustation 2016 aux Hospices de Beaune, les résultats

La 156ème Vente des Vins des Hospices de Beaune aura lieu le 20 novembre : un rendez-vous mondial et unique pour les amateurs de vins de Bourgogne, ce sera le bon moment pour souscrire à quelques caisses de vins exceptionnels.

Nous vous proposons, comme nous le faisons depuis une dizaine d’années, de vous joindre à nous et de profiter de conditions professionnelles du principal éleveur artisanal de la vente, à savoir nous!

Dans une précédente publication (lire ici), nous vous brossions le tableau du millésime 2016 en Bourgogne et donnions une première appréciation des vins produits aux Hospices de Beaune cette année.Nous allons maintenant vous inviter à entrer dans le vif du sujet et partager avec vous le résultat de notre dégustations des 45 cuvées produites cette année. (47 cuvées en réalité, mais 2 cuvées de vin blanc ne sont pas permises à la dégustation pour cause de volumes trop faibles : Chablis 1er cru « Jean-Marc Brocard » -1.5 pièce- et Bâtard-Montrachet grand cru « Dame des Flandres » -1.5 pièce-)

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Jérôme Galeyrand et Sylvain Pataille, vignerons à Marsannay-La-Côte et partenaires d’Anima Vinum

2016 sera « bourguignon »!

Le sourire est peu à peu revenu sur les visages de nombreux professionnels du vin. Oh bien sûr, les volumes perdus (gel, grêle, mildiou, ….) le resteront et Dieu sait qu’ils manqueront. (la perte moyenne de récolte en Côte d’Or peut-être estimée à au-moins 40%. Autant dire que les secteurs les plus touchés n’ont même pas été vendangés).

En revanche, la qualité des vins est absolument réjouissante.
Nous retrouvons ce que nous aimons par dessus tout, un millésime « classique », un millésime bourguignon, où finesse et fraîcheur permettront au Pinot Noir de s’exprimer.

Rappelez-vous, 2015 (marqué par un été trop chaud et sec) et ses vins puissants, structurés et tanniques : critiques et journalistes y voyaient un millésime exceptionnel, (ce que nous réfutions). Un grand millésime certainement avec une personnalité solaire, quasi sudiste.

2016 sera « bourguignon », la fraîcheur et l’éclat des arômes sont là. Les structures sont moins charpentées que 2015, par contre le grain des tanins est sensationnel : de la soie! La faiblesse des rendements garanti concentration et profondeur des vins.
Un millésime coup de cœur!

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2016 : Un millésime coup de coeur

44 cuvées dégustées… et rien à jeter !

Vous imaginez bien que nous n’avons jamais jeté un verre d’Hospices de Beaune, en revanche, notre statut de sélectionneur implique que nous éliminions des cuvées pour ne garder que les meilleures dans notre liste d’achats.
2016 aux Hospices de Beaune est une année où aucune cuvée ne peut être rejetée parce qu’elle présente une vraie faiblesse qualitative et ça, c’est la première fois, de mémoire d’Escargot Vigneron!

Ludivine Griveau a fait un super boulot tant à la vigne qu’en cuverie, avec enthousiasme (comme toujours avec elle) avec rigueur, sérieux et application : les aromatiques sont excellentes, les terroirs bien personnalisés (vinification parcellaire), les tanins splendides : elle place la barre très haute avec ses 2016!

Cela rend notre sélection d’autant plus (difficile ?) intéressante… 19 rouges et 7 blancs !
Et franchement, il y a quelques cuvées non sélectionnées qui pourraient l’être finalement tant le niveau est élevé : on verra comment se déroule vente.

Veuillez trouver ci-dessous la liste des cuvées que nous sélectionnons : la note de dégustation est indiquée par les « * » (Maximum 5 *) et est parfois complétée par les couleurs suivantes :
ROUGE, c’est le coup de coeur 
BLEU, pour un vin structuré, charpenté
ROSE, pour un vin fin, élégant
Vins rouges :
  • Monthelie 1er cru « Les Duresses » Cuvée Lebelin : *** Fruit. Concentration. Tanins serrés.
  • Savigny lès Beaune 1er cru Cuvée Fouquerand : ***(*) Fruit. Fraîcheur. Finesse.
  • Savigny lès Beaune 1er cru « Les Vergelesses » Cuvée Forneret : ***(*) Fruit mûr. Rondeur. Tanins veloutés.
      … pour connaître la totalité de notre sélection, c’est par ici !
    Vins Blancs :
    • Pouilly Fuissé Cuvée Françoise Poisard : ***(*) Pureté. Rondeur. Joli boisé.
    • Meursault Cuvée « Loppin » : ***(*) Matière. Concentration. Finesse.
      … pour en savoir plus sur les vins blancs, c’est par là !
Comment les prix seront-ils orientés cette année ?
Même si nos prévisions de cours sont généralement fiables, parier sur les cours d’une vente aux enchères reste un exercice difficile (« y en a qui ont essayé avec une récente élection américaine et qui ont eu des
problèmes ! »)
Examinons quelques faits et leur influence probable à la hausse (+) ou à la baisse (-) sur le cours de la vente des vins :
  • + Pénurie de vin en Bourgogne
  • + Récolte faible aux Hospices de Beaune (596 pièces) à peine supérieure à celle de l’année passée
  • – Suite au Brexit, la Livre Sterling s’est fortement dépréciée face à l’Euro
  • – Suite à l’élection de Donald Trump, une baisse du Dollar américain face à l’Euro
  • Vente 2015 avait atteint un niveau de prix record et comme les records ne sont pas faits pour être battus chaque année
  • + Qualité remarquable du millésime 2016 aux Hospices de Beaune
  • – Les médias ne se sont pas déchaînés sur le millésime
  • – Une volonté générale des amateurs et des professionnels de marquer une pause dans ce contexte haussier débuté en 2010

En conclusion nous attendons une baisse moyenne du cours des vins lors de cette vente.
Il y aura de fortes disparités selon les cuvées : les cuvées historiquement les plus abordables, sont aussi celles qui sont les plus rares (secteurs gelés). Nous avons peu d’espoir d’acquérir les cuvées de Monthelie 1er cru, Savigny lès Beaune 1ers crus, Pernand Vergelesses 1er cru à des prix beaucoup plus bas que l’année dernière.
La cuvée « Coup de Coeur » de Beaune-Grèves 1er cru Cuvée Pierre Floquet sera elle aussi difficile à accrocher à un prix en baisse (10 pièces seulement).
Les Volnay-Santenots et Pommard risquent de voir leurs cours assez soutenus également, là encore en raison du petit nombre de pièces mises en vente
Par contre, les secteurs de grands crus tels que Corton et Mazis Chambertin voient leurs volumes augmenter par rapport à 2015 : ici nous parions sur des baisses sensibles.Les blancs seront encore cette année les « vedettes » de la vente : si des baisses sont attendues sur le Beaune 1er cru Cuvée Suzanne et Raymond, le Pouilly Fuissé Cuvée Françoise Poisard et peut-être les cuvées de Meursault-Genèvrières 1er cru, les très belles cuvées de Meursault-Charmes, Meursault-Porusots, Corton-Vergennes et Corton-Charlemagne resteront vraisemblablement sur des niveaux de prix fermes vs 2015.

Si vous souhaitez souscrire avec nous, surveillez votre boîte mail dans les prochains jours : nous vous enverrons nos objectifs de prix par cuvée. Ce seront nos prix maxi, ainsi pas de mauvaise surprise. Il se peut comme cela arrive d’ailleurs régulièrement que le prix de souscription soit inférieur en raison d’un prix d’enchère

Dans notre prochain envoi, nous vous détaillerons la procédure de souscription : parlez-en à votre « cercle famille et amis », vous pourrez ainsi vous grouper et optimiser vos achats, en plus de vous constituer un fond de cave exceptionnel.
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(english version) 2016 vintage : a great catastrophy yet a great surprise

There are twenty days left before the 156th auction of wines of the famous Burgundian institution (20 November in the hall of the Hospices de Beaune).
The gold foliage of harvested vines offers us this wonderful show which gave its name to Côte-d’Or. The harvest in 2016 was vinified and put in the barrels by Ludivine Griveau, stage manager at the Hospices de Beaune since 2015 (click here to read).

Phew … Because damn, THAT was a challenging year !

2016: chaotic weather & cold sweat

2016  hit a whole generation of winemakers. From ancient memory, we had not seen it since 1981. After a particularly mild winter, thousands of hectares of vines have been literally « grilled » by a gel shot, the famous night of April, 27th. Frozen buds have not survived to the warm rays of bright sunshine (magnifying effect) at dawn. Remember, the areas of Chablis vineyards have even sprinkled water to create a shell of ice able to protect the future flowers. Burgundy, the Loire Valley, Champagne were the most affected regions.

The winemakers-growers of the Côte de Beaune appellations with Meursault, Chassagne-Montrachet, Beaune, Pommard, Savigny les Beaune, Chorey Les Beaune, Pernand-Vergelesses (non-exhaustive list) and the Hautes Côtes de Beaune payed a very heavy price for this.
And that was only the beginning …

A burst of hail fell on the Chablis region, Pouilly Fuissé and on several Beaujolais Crus. Nearly 80% of Chiroubles appellations were wiped off the map. Spring and early summer, very wet, were conducive to the development of late blight and mildew. Part of the harvest was, again, lost. In mid-July the wine industry professionals were hopeless.

« The harvest will be small in volume, this year, and if it rains again, there will be nothing to harvest in 2 months! « , some say…

In August, the hot and very dry weather turned the lower leaves to yellow, a sign of suffering from lack of water. We definitely had it all…

And suddenly, a miracle !

Nature is remarkable in the fact that nothing is ever finished.
Few tens of millimeters of water fell in early September, enough for vegetation to grow again,  and the grapes began to swell. The beautiful dry and clear weather returned and saved the vintage. The volumes still remain very low, but the beautiful quality of the harvest gave back a big smile to Burgundy.

 What about the Hospices de Beaune wines ?

Frozen areas are numerous on the field Hospices. The satisfaction will come from a remarkable harvest quality and the Côte de Nuits area, almost completely saved.
The two great absent: the Meursault wines « Goureau » and Savigny 1er cru « Arthur Girard » were completely frozen in April.
Many wines will decrease in terms of volumes, including: Batard-Montrachet and Chablis 1er Cru (1.5 each piece *), Volnay 1er cru-Santenots « Massol » (7 rooms), Meursault « Loppin » (7 rooms), Meursault Poruzots 1 (4 pieces), the list goes on.
A wine is born: Corton great white Cru « Docteur Peste » (3 pieces)

* 1 piece = 228 liters.

In total, 596 pieces will be sold. It’s a bit more than the previous year, but less than a normal year of sale which may count nearly 900 pieces of wine.

Ludivine Griveau’s noze

After a first successful year in 2015 at the head of Hospices de Beaune wineyard, Ludivine Griveau is being expected. She vinified very good wines last year and must confirm its performance of 2015. Being a young vineyard manager is not easy … even less when one is in control of the vineyard of the Hospices de Beaune.

Ludivine Griveau has decided to save the harvest by applying in spring very few synthesis treatments (3) – which are not usually used on the Hospices de Beaune organic vineyards. She payed a tribute to the tenacity and professionalism of the wine-grower who have cultivated plots made very difficult by the weather.

The result is there, and it is beautiful: « The grapes are great, » she said publicly, supported by Jasper Morris, new Master of Wine for Christie’s: « 2016 ? This is a good vintage! I chewed very good grapes, i smelled the tanks: beautiful aromas, floral, fruit.  »

First tasting : the live !

This might interest you more!

We deliver you a first overall impression of the quality of the 2016 vintage at Hospices de Beaune. The next tasting is scheduled. At the end of it, we will tell you our priority vintages.

For now, our tastebuds are seduced by this fruity vintage. Ludivine Griveau well identified out the spirit of 2016 and practiced shorter vinification. A smart choice. The red wines have a beautiful fruit, as we like them with great brilliance and purity.

An other quality of the wines will be the great beauty of mature tannins,  very tight and silky. The « hit » of mouth is simply splendid. The problem of the « volatile » scent is completely solved!

White wines have not yet finished « their sugars »: indigenous yeast seem a little slower this year, no problem, we will wait. Aromatics are free and of high quality, as are the lies that will feed their wine throughout the  ageing.

Ludivine Griveau can feel relieved : her second vintage is impeccably vinified. The wines are very homogeneous : back in 2015 we noticed a record number of « purchasable » wines. In 2016, it will be difficult to eliminate vintages from our list … It confirms the confidence that Antoine Jacquet, Director of the Hospices de Beaune, who died recently, had placed in her (read here).

We give you an appointment by mail next week, after our next tasting and will book the premiere of our selection and a first estimate of the subscription price.

Do not hesitate to come back to us directly if you have any questions about the subscription.

Millésime 2016 : de la catastrophe à la grande surprise

2016 : météo chaotique & sueurs froides

L’année 2016 a frappé toute une génération de vignerons. De mémoire d’anciens, on n’avait pas vu cela depuis 1981. Après un hiver particulièrement doux, des milliers d’hectares de vignes ont été littéralement « grillés » par un coup de gel, la fameuse nuit du 27 avril. Les bourgeons glacés n’ont pas supporté le rayon de soleil vif (effet loupe), à l’aurore. Souvenez-vous, les domaines de Chablis ont même aspergé leurs vignes d’eau pour qu’une coque de glace protège les futures inflorescences. La Bourgogne, la vallée de la Loire, la Champagne sont les régions les plus touchées.

Les vignerons-récoltants de la Côte de Beaune avec les appellations Meursault, Chassagne-Montrachet, Beaune, Pommard, Savigny lès Beaune, Chorey-lès-Beaune, Pernand-Vergelesses, (liste non-exhaustive), ainsi que le secteur des Hautes-Côtes de Beaune paient un très lourd tribut à cette nature parfois impitoyable.
Et ce n’était que le début…

Car des « rafales de grêle » se sont abattues sur la région de Chablis, de Pouilly Fuissé et sur plusieurs crus du Beaujolais. Près de 80% de Chiroubles ont été rayés de la carte. Le printemps et le début de l’été, très pluvieux, ont été propices au développement du mildiou et de l’oïdium. Une partie de la récolte a été, là encore, perdue. A la mi-juillet, les professionnels de la filière viticole avaient tous le moral dans les bottes.

« La récolte sera toute petite en volume, cette année encore et s’il pleut à nouveau, il n’y aura plus rien à récolter dans 2 mois ! » prophétisait-on.

Avec août, c’est un temps chaud et très sec qui s’installe : les feuilles les plus basses sur le ceps jaunissent, signe de la souffrance du manque d’eau de la vigne. On aura décidément tout eu…

Et là, mi-racle !

La nature est remarquable en ceci que rien n’est jamais terminé et nos « anciens » disaient bien que tant que la vendange n’est pas rentrée, rien n’est joué.

Quelques dizaines de millimètres d’eau tombent début septembre, suffisamment pour que la végétation reparte, que les grains de raisins gonflent. Le beau temps sec et clair revient et sauve le millésime. Les volumes resteront bien faibles, mais la très belle qualité de la vendange redonne un large sourire à la Bourgogne.

Et aux Hospices de Beaune ?Les secteurs gelés sont nombreux sur le domaine des Hospices. La grande satisfaction viendra d’une qualité de vendange remarquable et du secteur de la Côte-de-Nuits, presque totalement épargné.

  • Les deux grandes absentes : les cuvées Meursault « Goureau » et Savigny 1er cru « Arthur Girard » ont été totalement gelées en avril.
  • De nombreuses cuvées voient leur volume diminuer, parmi lesquelles : Bâtard-Montrachet et Chablis 1er cru (1,5 pièce* chacune), Volnay-Santenots 1er cru « Massol » (7 pièces), Meursault « Loppin » (7 pièces), Meursault 1er Poruzots (4 pièces), la liste est encore longue.
  • Une cuvée voit le jour : Corton grand Cru blanc « Docteur Peste » (3 pièces)

* 1 pièce = 228 litres.

Au total, 596 pièces seront vendues. C’est un peu plus que l’année précédente, mais beaucoup moins qu’une année normale où la vente peut compter près de 900 pièces de vin.

Le flair de Ludivine Griveau

Après une première année 2015 aux commandes du domaine des Hospices, Ludivine Griveau se sait attendue. Elle a vinifié des très bons vins l’année passée et doit confirmer sa performance de 2015. Etre une jeune régisseur de domaine viticole n’est pas simple, … encore moins quand on est aux manettes du domaine des Hospices de Beaune.

Ludivine Griveau a fait le choix au printemps de sauver la récolte en appliquant de manière très raisonnée des traitements de synthèse – qui ne sont pas utilisés sur les vignes des Hospices de Beaune en temps normal et ne remettent pas en cause le bio comme mode cultural. Elle rend hommage aujourd’hui à la ténacité et au professionnalisme de ses collègues vignerons qui auront cultivé des parcelles rendues très difficiles par la météo.

Le résultat est bien là, et il est beau : « Les raisins rentrés en cuverie sont superbes », a-t-elle déclaré publiquement, appuyée par Jasper Morris, nouveau Master of Wine de Christie’s : « 2016 ? C’est un bon millésime ! J’ai croqué des raisins très bons, senti les cuves : de beaux arômes, floral, du fruit. »

En direct de la première dégustation des cuvées…

Voilà qui vous intéressera peut-être davantage !

Nous vous livrons là une première impression d’ensemble de la qualité du millésime 2016 aux Hospices de Beaune. Une prochaine dégustation est prévue le 8 novembre en présence de Sylvain Pataille et Jérôme Galeyrand, à l’issue de laquelle nous ciblerons les cuvées prioritaires.

Pour l’heure, nos papilles sont séduites par ce millésime tout en fruit. Ludivine Griveau à bien cerné l’esprit de 2016 et a pratiqué des vinifications un tantinet plus courtes. Un choix sage et à notre avis gagnant. Les vins rouges possèdent un très beau fruit, comme nous les aimons avec beaucoup d’éclat et de pureté.

L’autre point fort des cuvées est la grande beauté des tanins : mûrs, leur trame est serrée et très soyeuse. Le « touché » de bouche est simplement splendide. (Les éleveurs devront veiller à conserver cela, malgré le fût neuf, mais cela est un autre sujet sur lequel nous reviendrons plus tard…). Le problème de la « volatile » (récurrent aux Hospices) est complétement résolu !

Les vins blancs n’ont pas encore terminé « leurs sucres » : les levures indigènes semblent un peu plus lentes cette année : pas de problème, nous attendrons. Les aromatiques sont franches et de grande qualité, de même que les lies qui viendront nourrir leur vin durant toute la durée de l’élevage.

Ludivine Griveau peut être tranquille : son second millésime est impeccablement vinifié. Les cuvées sont très homogènes : en 2015 déjà nous avions noté un nombre record de cuvées « achetables ». Avec 2016, il sera difficile d’éliminer des cuvées de la liste… Elle confirme bien la confiance qu’Antoine Jacquet, Directeur des Hospices de Beaune, récemment disparu, avait placé en elle (lire ici).

Antoine Jacquet : « Mon successeur ne devra pas négliger le domaine viticole »

Nous avions rencontré Antoine Jacquet le 27 septembre dernier et avions prévu de publier cette interview avant la prochaine vente aux enchères des Hospices de Beaune. L’actualité nous a rattrapé et nous publions ce texte aujourd’hui comme un hommage au directeur des Hospices Civils de Beaune (Bourgogne) en poste depuis 28 ans.

Beaunois, songez que, du haut de ces Hospices, près de six siècles vous contemplent.

Au-dessus de l’épaule d’Antoine Jacquet, directeur des actuels Hospices Civils de Beaune, le regard bienveillant de Nicolas Rolin est toujours présent. Il est le fondateur de cet établissement dédié aux pauvres qu’il a souhaité aussi splendide qu’un palais. L’ancien chancelier de Philippe le Bon a richement doté, au XVe siècle, un hôpital et obtenu la création de l’ordre des Sœurs Hospitalières de Beaune qui ont depuis dévoué leur vie au soin des pauvres et des malades.

« Nicolas Rolin a donné le signal de l’excellence pour les pauvres. »

Antoine Jacquet a de l’admiration pour le symbole historique. « Aujourd’hui, les malades ont pris la place des pauvres de l’époque et l’institution perdure », comme un navire invincible frayant sa voie à travers les eaux parfois sombres de l’histoire. « Nous sommes toujours dans la logique de l’histoire de la création des Hospices de Beaune par Nicolas Rolin, forte, grisante, pas toujours facile à partager. »

« Les Hospices existent dans le cœur des Beaunois qui pensent souvent que c’est un patrimoine commun »

Mais au fait, à l’heure de la rationalisation du service public, l’hôpital de Beaune existerait-il toujours sans les bénéfices récoltés lors de la vente aux enchères de la vente annuelle des vins des Hospices de Beaune ? « Difficile à dire, analyse Antoine Jacquet. Mais imaginez plutôt que sans ces fonds, notre hôpital n’aurait sans doute pas de service des urgences, ni ce matériel renouvelé régulièrement, une offre de soins aigus aussi large et par extension ces médecins très pointus si difficiles à attirer dans les établissements de petites villes. Nous avons les moyens de notre indépendance d’investissement et nous continuons à exister entre Dijon et Chalon-sur-Saône. »
Sans vente aux enchères, pas de rénovation (autofinancée) de l’hôpital non plus, cet énorme chantier de 50 millions d’euros mené – fait rare – sans emprunt depuis deux ans par l’établissement public. C’est donc un tout cohérent qui a été rebaptisé en 2015 Hospices Civils de Beaune pour intégrer à la fois la notion d’hôpital public et de patrimoine historique et viticole.

« On ne raconte jamais aussi bien les Hospices qu’en évoquant leur histoire si riche à travers les cinq siècles derniers. »

Antoine Jacquet a compris très tôt que si la vente aux enchères devait faire sa promotion dans le monde entier, c’est bien sûr à travers cette extraordinaire histoire d’une institution, dépositaire de prestigieux legs, qui a su résister contre vents et marées aux turbulences de l’histoire. « Jusqu’à aujourd’hui, même en période de crise de la Révolution française à la catastrophe du phylloxéra, les gestionnaires ont toujours tenu à respecter la mémoire des donateurs à travers les siècles, c’est un symbole fort. » Comme un phare dans l’obscurité.
En 2005, Christie’s reprend l’organisation de la vente aux enchères et Antoine Jacquet ne cache pas qu’une des raisons pour lesquelles on a confié au spécialiste anglais des ventes aux enchères, c’est pour son aura mondiale. « Je participe aussi aux actions de promotion, depuis 2010, je vais chaque année en Chine pour la promotion aux côtés de Christie’s. Nous avons une belle histoire à raconter, nous sommes les mieux placés pour le faire. » Pour Antoine Jacquet, les Chinois sont extrêmement sensibles à cela. « L’histoire. C’est comme cela qu’on vend le vin, et non pas le domaine qui est prestigieux. »
« Un Russe m’a dit un jour, lors de la vente aux enchères : ‘’ Je préfère vous enrichir, vous, hôpital, qu’un domaine viticole très prestigieux.’’ Force est de constater que les étrangers achètent pour l’Histoire, la charité, la grande cause. Et de l’autre côté, les locaux achètent des Hospices parce que c’est leur culture locale, leur propre histoire et l’histoire de leurs familles. »


De Beaune à Hong Kong, l’histoire des Hospices est intimement liée à l’humain et ici se côtoient les fiches de paye des guides touristiques, des médecins et des vignerons encadrés par le régisseur du domaine viticole. Une situation très atypique à l’heure où les autres grands établissements hospitaliers ne gèrent pas un patrimoine si actif. Et si la gestion de l’hôpital reste un art compliqué et fastidieux, il se trouve qu’Antoine Jacquet navigue désormais avec aisance avec ses deux autres casquettes sur la tête : « L’hôpital demande une gestion humaine sans commune mesure avec la gestion d’un monument. Après 28 ans ici, l’hôpital ne cesse d’être complexe, je ne passe pas autant de temps dans les vignes que je ne le fais pour l’hôpital, mais pour autant je ne le néglige pas. Je suis une oreille attentive pour le régisseur dont dépend la réussite des cuvées du domaine. »
Antoine Jacquet, 64 ans, devrait bientôt partir à la retraite. Il laissera au futur directeur la responsabilité de ce navire à trois voiles (hôpital public, domaine viticole et monument historique) pour l’instant insubmersible, et dont la notoriété fait la fierté de la région Bourgogne par-delà les frontières depuis plus de cinq siècles.

« Mon successeur, ce qu’il n’a pas le droit de faire à ce patrimoine viticole et historique ? C’est de le négliger. C’est consubstantiel à la réussite de l’institution hospitalière. »

Le challenge de Ludivine

Novembre, pour Ludivine Griveau, régisseuse des Hospices de Beaune, c’est le mois de tous les frissons, car la vente aux enchères des vins mondialement connue a lieu le troisième dimanche de ce mois humide et frisquet sur la côte de Beaune.

Des frissons, des doutes, il y en a pourtant eu avant la mise en cuve cette année. L’épisode de gel du 27 avril 2016 faisait craindre pour la tenue même de l’événement, car les premiers bourgeons avaient été nombreux à être touchés.

La vigne est résiliente cependant et ce qui s’est avéré être la plus grosse catastrophe climatique sur la vigne par le gel depuis 1981 n’a pas remis en cause la récolte et la mise en cuve. Celle-ci s’est même déroulée sous les meilleurs auspices : « Les raisins sont somptueux », affirmait la régisseuse des Hospices de Beaune lors de la conférence de presse du 26 octobre.

Mais l’aventure continue jusqu’au 20 novembre où battra le cœur de Beaune, un peu plus fort que d’habitude. Et au centre de cette vente ultra-médiatique, il y aura une femme, sur qui tous les regards seront rivés.

« De grands vins pour une grande cause », c’est avec ce slogan que Christie’s fait connaître la vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune dans le monde entier et fait exploser les compteurs depuis plusieurs années.

Et s’il est vrai que 80% des parcelles sont classées en Premier et Grand cru – donc déjà très expressives avec des raisins de qualité, il n’empêche que la tâche de vinification du régisseur est au cœur de la réussite des enchères qui seront reversées aux Hospices Civils de Beaune. Un beau challenge.

Plutôt frêle, mais très tonique, enthousiaste, le regard déterminé, Ludivine Griveau a conquis la direction des Hospices qui a cru en elle pour mener à bien le vin sacré que l’institution vend aux enchères chaque année. Sa jeunesse et sa féminité n’ont, une fois n’est pas coutume, pas été une barrière. Car derrière elle, il y a à la fois un vrai charisme et un professionnalisme incontestables.

« J’ai été formée à cette quête éternelle du toujours faire mieux, viser l’excellence. » Ludivine Griveau n’a pas encore quarante ans et elle a déjà signé un millésime record en termes de ventes. Cette année pour elle, c’est celle de la confirmation.

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La vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune en chiffre :

  • 575 pièces à la vente en 2015
  • 11 millions d’euros de vente totalisés en 2015
  • 480 000 euros pour la pièce de charité (2015)
  • 596 pièces à la vente en 2016
  • 2 cuvées absentes (Meursault Goureau et Savigny Premier Cru Arthur Girard)
  • 1 nouvelle cuvée : Corton Grand Cru banc Docteur Peste