Hospices de Beaune

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J-2 Le temps des souscriptions !

Mercredi 15 novembre 2017. La vente approche à grands pas. C’est le moment pour Anima Vinum de proposer des prix maximum à l’achat pour ses futurs co-acheteurs. C’est aussi le moment d’ouvrir la boîte aux lettres à souscriptions.

Nous avons mis sous forme de tableau les prix maximum que nous nous fixons par bouteille / Magnum / Jéroboam.

Pour souscrire, une adresse : lescargot@animavinum.fr

Copie de Hospices de Beaune Tableau souscription rectif

Les yeux qui pétillent, la bouche qui pinote

(ou comment une fine équipe de vignerons champenois a dégusté le millésime 2017 des Hospices de Beaune)

2017-11-DEGUSTATION-CHAMPAGNE-HDB-MD-2.jpgDe g. à dr. J-F Vandroux (Anima Vinum), Agnès Paquet, Sébastien Rouillaux, Sylvain PatailleRaphaël BérècheJ-Y. Devevey, Ludivine Griveau, Alexandre Chartogne, Pierre Grimaldi (Anima Vinum), Jérôme Galeyrand, Arnaud Ente, Frédéric Savart.

Ils se sont regroupés au pied du bâtiment des Hospices de Beaune. C’était l’un de ces matins de novembre où l’on espère que la présentation sera courte parce que les premiers vents froids s’installent. « Ils », ce sont une petite dizaine de vignerons champenois et bourguignons qui font rêver les papilles des connaisseurs au delà de leurs frontières régionales. Bien au-delà. Les revues les plus en vogues aux quatre coins du monde ne tarissent pas d’éloges sur leurs productions, les dégustateurs vibrent à chaque gorgée et les beaux restaurants s’arrachent leurs bouteilles.

2017-11-DEGUSTATION-CHAMPAGNE-HDB-MD-5Au centre Alexandre Chartogne (Champagnes Chartogne-Taillet)

Ce matin là, donc, c’est un drôle d’événement qui a lieu. Une sorte de choc des titans, une sortie de la dream team. Dans le désordre, ce sont Raphaël Bérèche (Champagne), Agnès Paquet (Bourgogne), Frédéric Savart (Champagne), Arnaud Ente (Bourgogne), Alexandre Chartogne (Champagne), Sylvain Pataille (Bourgogne), Jean-Yves Devevey (Bourgogne),  et Jérôme Galeyrand (Bourgogne) qui s’apprêtent à franchir la lourde porte de la cuverie des Hospices. Ils sont venus déguster les vins des Hospices de Beaune aux côtés de Ludivine Griveau, régisseur du domaine des Hospices, deux semaines avant la vente aux enchères.

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Les Hospices de Beaune ? Si, si, ils connaissaient, bien sûr, mais pas d’aussi près. Pas la cuverie, pas les installations énormes prévues pour autant de crus dans un seul domaine. Impressionnant.

Un patrimoine viticole de plus de 500 ans, ça vous assied le plus aguerri des vignerons.

C’est d’ailleurs Alexandre Chartogne (élève d’Anselme Selosse et issu d’une longue lignée de faiseurs de champagnes) le plus impressionné à cet égard : « Je connaissais l’aspect ancien des Hospices de Beaune (et son Hôtel Dieu), guidé par la vie monacale des Bénédictins, le respect d’une tradition qui perdure dans le temps. Par contre je découvre ce versant très actuel de l’institution qui se recentre sur son savoir-faire autour des parcelles et la façon de les traduire d’une certaine manière. » Admiratif.

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A l’heure de la dégustation, les vignerons se penchent avec sérieux sur les crus. « C’est rare de pouvoir déguster une quarantaine d’appellations avec un style de vinification unique : le travail est le même, il est effectué par les mêmes personnes. Aucun vigneron ne pourrait faire cela », commente Alexandre Chartogne. « Quand on voit le nom des familles ou des donateurs qui vont perdurer à travers le temps grâce aux Hospices de Beaune… On se dit que ces bouteilles sont, en fait, de vraies statues vivantes… »

Le laboratoire où se déroule la dégustation est calme, Raphaël Bérèche bûche sur les crus, Jérôme Galeyrand touche un mot à Ludivine Griveau, l’assistante de vinification de Ludivine Griveau goûte de son côté le boulot accompli, Frédéric Savart et Arnaud Ente discutent du millésime, Sylvain Pataille et Agnès Paquet font connaissance avec leurs homologues champenois, Jean-Yves Devevey (lire son blog ici) nous donne un premier aperçu après avoir fait le tour des rouges.

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« Mon impression d’ensemble c’est que le millésime est bien respecté, bien mis en valeur. Le fond de vin est très joli, avec un beau respect du fruit. C’est très constant, très bien maîtrisé. Les vins sont là où ils doivent être : les modestes sont jolis dans leur modestie, les grands sont grands. Il y a une vraie expression des terroirs. » Pour le vigneron de Demigny, c’est une révolution magistrale qui s’opère aux Hospices de Beaune depuis l’arrivée de la première femme régisseur : « C’est ma … hum 32e vente des vins et l’évolution est belle, elle va vraiment dans le bon sens. C’est un pur plaisir, un bonheur, de voir ces terroirs enfin révélés. »

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De son côté, Ludivine Griveau avoue : « Je me suis réconciliée avec les Pommard », à l’unanimité on tombe d’accord. Pour les Champenois aussi, « Le Pommard est un régal… M’enfin, ça manque un peu de gaz, tout cela ! » On ne vous avait pas prévenu, le Champenois est taquin. « Moi j’adore déguster un bon champagne… enfin, dommage qu’il y ait toutes ces bulles… » Et paf. Le Bourguignon ne l’est pas moins. La réponse champenoise est déjà prête : « Non mais… ne rougissez pas, vous faites aussi de très bons crémants… » Et la discussion allant bon train, elle s’enchaîne sur un repas (à l’Auberge du Bord de l’Eau, à Levernois) où l’on se rendit compte du goût et de l’étendue de la culture de la nouvelle génération des faiseurs de champagnes identitaires et nouvelle génération pour les grands vins de Bourgogne ainsi que leurs méthodes de travail. Inspirant.

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Hospices de Beaune – Millésime 2017 J-7

Le millésime 2017 :

Chaotique pour l’ensemble des régions viticoles françaises, ce millésime 2017 causa de nombreux coups de stress aux vignerons bourguignons.

Gel important dans le Chablisien, Grêle dans le Mâconnais et le Beaujolais, sécheresse estivale un peu partout.

Cependant, face aux désastres causés par le gel en Bordelais et Languedoc, face à la coulure des Grenaches Noirs en sud Rhône, la Bourgogne paraît presque épargnée.

Il manquera beaucoup de vin en France cette année.

Le Millésime 2017 aux Hospices de Beaune.

Il s’agit du 3ème millésime de Ludivine Griveau.

Suite aux gelées dévastatrices de 2016, le printemps 2017 ne s’est pas montré beaucoup plus clément. La fin avril fût marquée par le retour du gel, cette fois-ci prévu par les services météorologiques : les contre-mesures (brûlages de paille et écran de fumée) furent très efficaces. Peu de perte à cause du gel en Côte d’Or, par contre les vignobles de L’Yonne (Chablis) paie cher avec une perte rendement importante.

Coulure de la fleur sur Chardonnay (mauvaise floraison) : la récolte n’est pas tellement plus abondante que 2016 (année de gel) pour les blancs en Côte d’Or.

Très belle floraison sur Pinot Noir : sortie de bourgeons remarquable sur Pinot Noir (compensation vs gel de 2016) et floraison dans de très belles conditions. Au regard des millésimes précédents, la récolte est « assez confortable » en Pinot Noir aux Hospices, bien que le rendement maximum ne soit pas atteint.

Mai et juin chauds et secs.

Juillet frais et humide occasionnant une pression Mildiou et Oïdium très forte : Ludivine Griveau qui applique un protocole d’agriculture biologique a parfaitement contenu ces 2 maladies, qui ont pu par ailleurs, fait pas mal de dégâts.

Sécheresse en août : c’est au-court de ce dernier mois qu’on a parfois observer quelques ralentissements de maturité et des vignes en situation de « stress hydrique ». Les 30-40 mm de pluie, tombés entre le 26 août et le 3 septembre furent salvateurs !

Très satisfaisante qualité Phytosanitaire à la vendange : les rendements plus élevés que ceux des dernières années ont autorisé un tri sévère (5 à 6% de taux de tri), gage de qualité aromatique finale.

Les cuvées 2017 :

787 pièces de vins répartis en 50 cuvées seront présentés à cette 157ème vente des Hospices de Beaune.

33 cuvées de rouge (630 pièces) et 17 de blanc (157 pièces), pour cette dernière couleur, une cuvée de Puligny Montrachet fait son apparition (don de Monsieur Bernard Clerc).

Les Vins Blancs

Au moment où nous écrivons ces lignes, les Fermentations Alcooliques sont terminées sur toutes les cuvées sauf pour les Meursault et Meursault 1er cru.

Les blancs sont amples, assez riches. L’aromatique est très pure et expressive, explosive parfois. Les acidités sont peu marquées. Attention à la prise de bois sur fûts neufs particulièrement pour les cuvées issues de jeunes vignes, que nous n’achèterons d’ailleurs pas, pour cette raison précise.

Très bon niveau qualitatif, Ludivine Griveau est une excellente vinificatrice et depuis son arrivée, le progrès sur les blancs est tout à fait impressionnant.

Les cuvées de vins blancs remarquables sur nos dégustations sont :

Pouilly Fuissé, St Romain, Meursault Loppin, Meursault Charmes 1er Cru (Lanlay et Grivault), Corton Vergennes, Corton Charlemagne « François de Salins »

Les cuvées en retrait :

Beaune 1er cru blanc « Montrevenots », Corton blanc « Docteur Peste »

Les Vins Rouges :

C’est la très bonne surprise : les rendements contenus et une vinification appliquée et sérieuse nous donnent une série de vins rouges impressionnante d’homogénéité qualitative.

Aucun défaut aromatique notable, les cuvées sont bien différenciées, les robes sont de belle intensité pour le millésime. Aucune cuvée ne peut objectivement être écartée pour un quelconque défaut : c’est une performance à souligner, de la part des équipes du domaine.

Les Pinots Noirs aux Hospices seront moyennement structurés, au fruité frais et pur. Les tanins sont souples et mûrs. L’acidité est peu marquée. Ce sera un millésime très gourmand, dont le potentiel de garde sera à inscrire dans une fourchette de 5 à 12 ans pour un format 75 cl, et selon appellation bien entendu.

Les secteurs de Volnay et Pommard sont très réussis et homogènes.

Beaune présente une série de cuvées de haut niveau, de même que Corton.

Les Grands Crus de la Côte de Nuits sont top !

Les cuvées de vins rouges remarquables (notées 4/5 ou plus) sur nos dégustations sont :

Les 3 « Têtes de cuvées » de Beaune 1er cru (Dames Hospitalières, Guigone de Salins et Nicolas Rollin) plus 2 autres Beaune 1er Cru dont je vous parlerai un peu plus tard….. 😉

Volnay « Blondeau », Volnay 1er cru Santenots « Gauvain », Volnay 1er cru Santenots « Jehan de Massol », Pommard « Billardet », Pommard « Suzanne Chaudron », Pommard « Raymond Cyrot », Pommard 1er cru Les Epenots « Goblet », Corton Grand Cru « Dr Peste » Corton « Charlotte Dumay » et surtout Corton Grand Cru Clos du Roy « Baronne du Baÿ » (9 pièces seulement), ainsi que les 3 Grands Crus de la Côte de Nuits, Echezeaux, Clos de la Roche et Sa Majesté Mazis-Chambertin !

Echezeaux Grand Cru (qui est pour moi le meilleur que les Hospices aient vinifié) et Mazis-Chambertin Grand Cru.

 

Pour résumer :

2017 est un très bon millésime aux Hospices, de garde moyenne, les vins rouges seront très fruités, fins, gourmands et soyeux, moyennement structurés et concentrés. Les vins blancs, également de garde moyenne, seront très fruités, amples, assez ronds et plus concentrés que les rouges.

Je suis à titre personnel, heureux de retrouver un tel millésime qui sera justement apprécié des amateurs pour leur permettre d’attendre les millésimes de garde que sont 2016 et 2015.

787 pièces seront présentées à la vente (596 en 2016) ce qui permet d’envisager une baisse des cours qui pourra être sensibles sur les rouges. Les cours des blancs risquent de rester fermes car il n’y aura vraisemblablement pas plus de 30 pièces supplémentaires vs 2016. J’ai déjà repéré quelques cuvées (dont je ne vous parle pas encore car je dois encore confirmer quelques points…) sur lesquelles un coup de fusil le jour de la vente pourrait bien être possible !

 

Mécanisme de la souscription :

Souscrire avec ANIMA VINUM c’est choisir une vision très artisanale de l’élevage de ses vins et une relation de confiance et de proximité.

Nous avons à cœur de vous permettre de bien acheter vos grands vins des Hospices, ainsi, nous n’achèterons que les meilleures des 50 cuvées proposées et fixerons un prix maximum de souscription : pas question de s’enflammer pendant les enchères, …. Nous laisserons cela aux riches chinois !

Dès mercredi soir, nous vous présenterons la liste complète des cuvées « cibles » avec pour chacune d’elle, le prix maximum de souscription.

Vous pourrez souscrire les cuvées de votre choix sur la base de caisse de 6 bouteilles 75 cl, de 3 magnums 150 cl ou encore, et c’est nouveau, d’un Jéroboam 300 cl !

Dans les 48 heures qui suivent la fin de la vente, nous vous confirmerons le prix réel de souscription qui ne pourra pas être supérieur à celui proposé initialement. La plupart du temps, il est inférieur (nous achetons plus pas mal ….)

Le paiement de votre souscription interviendra dès réception de la facture pro forma et avant le 10 décembre 2017. Seul le prix de la livraison restera à régler au moment de l’expédition fin 2019.

Nous aurons le plaisir de vous convier en Bourgogne au printemps 2018 suivant afin de vous faire goûter vos vins en cours de l’élevage.

Partisans des élevages longs, les mises en bouteilles peuvent avoir lieu après 22 voire 25 mois d’élevage (comme c’est le cas pour le millésime 2015). La livraison des vins interviendra entre octobre et fin décembre 2019.

Millésime 2017 aux Hospices de Beaune : la dégustation en avant-première …

Anima Vinum est allé déguster le millésime 2017 en avant-première aux Hospices de Beaune en compagnie de Ludivine Griveau, (also known as) Madame Le Régisseur des Hospices de Beaune. Et vous voulez savoir ce qu’on en pense ??? Cliquer ici pour plus de renseignements sur le co-achat avec Anima Vinum

Et bien 2017 est un TRÈS bon millésime aux Hospices. De garde moyenne, les vins rouges seront moyennement structurés, très fruités, fins, gourmands et soyeux. Les vins blancs seront très fruités, amples assez ronds et plus concentrés que les rouges.

Nous sommes heureux de retrouver un tel millésime qui sera justement apprécié des amateurs pour leur permettre d’attendre les millésimes de garde que sont 2016 et 2015.

Nous prévoyons 750 à 800 pièces présentées à la vente (596 en 2016), ce qui permet d’envisager des prix en baisse sur les rouges. Les cours des blancs risquent de rester fermes car il n’y aura vraisemblablement pas plus de 30 pièces supplémentaires par rapport à 2016.

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LES BLANCS : Ils sont amples, assez riches. L’aromatique est très pure et expressive, explosive, parfois. Les acidités sont peu marquées. Très bon niveau qualitatif, Ludivine Griveau est une excellente vinificatrice et depuis son arrivée le progrès sur les blancs est tout à fait impressionnant. Les cuvées très réussies seront nombreuses : Pouilly-Fuissé, St-Romain, Meursault, Corton-Charlemagne…

LES ROUGES : Les rendements contenus et une vinification appliquée et sérieuse nous donnent une série de vins rouges impressionnante d’homogénéité qualitative. Aucun défaut aromatique notable, les cuvées sont bien différenciées, les robes sont de belle intensité pour le millésime. Aucune cuvée ne peut objectivement être écartée pour un quelconque défaut : c’est une performance à souligner et à mettre au crédit des équipes des Hospices. Les Pinots Noirs aux Hospices seront moyennement structurés, au fruité frais et pur. Les tanins sont souples, mûrs. L’acidité est peu marquée. Ce sera un millésime très gourmand, le potentiel de garde sera plus modeste que 2016 et 2015.
Les secteurs Volnay et Pommard sont très réussis et homogènes. Beaune présente une série de cuvées de haut niveau. Les Grands Crus de la Côte de Nuits sont top !

Avec 2017, Ludivine Griveau confirme de grandes qualités pour amener de beaux raisins à maturité et les vinifier impeccablement. Tous ceux qui en doutaient encore peuvent être maintenant rassurés : le domaine des Hospices de Beaune est entre de bonnes mains !

Co-acheter avec nous aux Hospices de Beaune en 2017

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La valeur-ajoutée d’un vin des Hospices de Beaune selon Anima Vinum

Acheter un Hospices de Beaune 3.0 participatif

En 2005, Anima Vinum accède aux ventes des Hospices de Beaune et dès 2013 en fait un de ses principaux axes de développement. Dix ans plus tard, en 2015, avec 38 pièces achetées, l’escargot se positionne comme 2ème acheteur en volume (1er acheteur artisanal) des fameuses ventes organisées par Christie’s chaque mois de novembre.

L’originalité ? Anima Vinum possède une vision ultra-artisanale de ces vins issus de terroirs exceptionnels et s’appuie sur le grand savoir-faire d’excellents vignerons avec lesquels ils partagent la même philosophie du vin.

Anima Vinum propose en outre un système original de co-achat (un achat entre plusieurs particuliers) des pièces et fait élever le vin par des vignerons artisans experts en la matière. Non seulement l’élevage très long sans intervention œnologique garantit une qualité exemplaire mais en plus très peu de sulfites sont ajoutés, la mise en bouteille est effectuée à la main par gravité, chaque bouteille est soigneusement personnalisée au nom de l’acquéreur, bouchée avec un liège naturel, sélectionné chez des artisans bouchonniers et finalement cirée.

Bref, L’idée est de laisser la nature rester au centre de tout dans le processus du vin, et d’être dans la plus grande maîtrise du détail pour une conservation sans faute et vrai. Il y a donc Hospices de Beaune et … Hospices de Beaune.

Dans le détail …

Une fois achetées, nos cuvées sont ensuite élevées pendant environ deux ans entre les mains expertes de grands artisans du goût :

Les vins rouges sont choyés dans les caves fraîches du domaine L’Eveil des Sens, de Francis Lechauve, vigneron récoltant passionné situé à Meloisey, dans les hautes côtes de Beaune. Pour les blancs, notre amie Agnès Paquet, située à Meloisey elle aussi, met son talent à l’œuvre.

Rompre avec les habitudes

Tout au long de l’année, nous travaillons de concert avec ces vinificateurs d’exception pour faire de nos acquisitions de vrais grands vins fins de terroir comme on aime. Nous misons notamment sur des élevages longs (en moyenne 18 mois) et adaptés : pour l’élevage de nos blancs, nous avons décidé de rompre avec l’habitude « 100% fûts neufs », chère aux Hospices, pour limiter le boisé et favoriser la tension et la fraîcheur. Les vins sont élevés dans de très bons fûts et demi-muids de « 1 vin » pour un résultat à la hauteur de nos exigences d’authenticité et de qualité.

Le meilleur à tous les égards

Pour nous, les vins acquis aux Hospices de Beaune méritent le meilleur à tous niveaux. La démarche de l’Escargot Vigneron comprend aussi le choix des meilleures matières sèches : les bouteilles sont soigneusement mesurées pour trouver celle qui aura les meilleures propriétés de conservation et dont l’élégance rappellera celle du vin qu’elle contient, elles sont cirées, numérotées, bouchées avec du liège naturel produit par un des meilleurs artisans bouchonniers et les étiquettes sont personnalisées avec le nom de l’acquéreur/du co-acheteur. Le tout, présenté dans de très belles caisses bois et pour un vin qui exprime toute la magie des Hospices…

Communauté d’achat

Notre place de 2ème acheteur de la vente aux enchères des Hospices de Beaune (1er acheteur artisanal), nous la devons en grande partie à nos co-acheteurs qui renouvellent tous les ans leur confiance. Chaque année, quelques semaines avant le 3ème weekend de novembre, nous nous rendons plusieurs fois à la cuverie des Hospices des Beaune pour déguster les cuvées du millésime en cours qui seront mises en vente. Jean-François Vandroux et Pierre Grimaldi, les deux associés-gérants, sélectionnent alors rigoureusement les vins qu’ils souhaitent acheter lors de la vente et qu’ils sont prêts à conseiller à leur co-acheteurs. Les résultats sont ensuite communiqués quelques jours avant la vente, accompagnés de fourchettes de prix estimées en fonction des ventes des années précédentes.

Les co-acheteurs : immersion dans l’aventure

Vient ensuite le weekend de la vente aux enchères, où notre escargot fait du coude pendant plusieurs heures pour décrocher les vins qui le font rêver. Les pièces acquises sont reconnues et enlevées de la cuverie des Hospices dans l’hiver pour être choyées dans les caves de nos amis vignerons Agnès Paquet (pour les blancs) et Francis Lechauve (domaine l’Eveil des Sens, pour les vins rouges). Au printemps, un weekend très spécial est organisé spécialement pour que nos co-acheteurs puissent déguster leurs acquisitions encore en élevage. Un moment plein de magie et d’émotions !

Sensation unique à la réception

Ce n’est qu’après en moyenne 18 mois d’élevage que les vins sont mis en bouteille et pour finir, presque 2 ans après leur acquisition, ils arrivent enfin dans les caves de leurs heureux propriétaires. Une attente de longue haleine, certes, mais qui en vaut largement la peine ! Imaginez un peu la sensation lorsque vous ouvrez une bouteille des Hospices, unique, étiquetée à votre nom et vinifiée par des pointures … Vous aussi vous allez baver !


Le challenge de Ludivine

Novembre, pour Ludivine Griveau, régisseuse des Hospices de Beaune, c’est le mois de tous les frissons, car la vente aux enchères des vins mondialement connue a lieu le troisième dimanche de ce mois humide et frisquet sur la côte de Beaune.

Des frissons, des doutes, il y en a pourtant eu avant la mise en cuve cette année. L’épisode de gel du 27 avril 2016 faisait craindre pour la tenue même de l’événement, car les premiers bourgeons avaient été nombreux à être touchés.

La vigne est résiliente cependant et ce qui s’est avéré être la plus grosse catastrophe climatique sur la vigne par le gel depuis 1981 n’a pas remis en cause la récolte et la mise en cuve. Celle-ci s’est même déroulée sous les meilleurs auspices : « Les raisins sont somptueux », affirmait la régisseuse des Hospices de Beaune lors de la conférence de presse du 26 octobre.

Mais l’aventure continue jusqu’au 20 novembre où battra le cœur de Beaune, un peu plus fort que d’habitude. Et au centre de cette vente ultra-médiatique, il y aura une femme, sur qui tous les regards seront rivés.

« De grands vins pour une grande cause », c’est avec ce slogan que Christie’s fait connaître la vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune dans le monde entier et fait exploser les compteurs depuis plusieurs années.

Et s’il est vrai que 80% des parcelles sont classées en Premier et Grand cru – donc déjà très expressives avec des raisins de qualité, il n’empêche que la tâche de vinification du régisseur est au cœur de la réussite des enchères qui seront reversées aux Hospices Civils de Beaune. Un beau challenge.

Plutôt frêle, mais très tonique, enthousiaste, le regard déterminé, Ludivine Griveau a conquis la direction des Hospices qui a cru en elle pour mener à bien le vin sacré que l’institution vend aux enchères chaque année. Sa jeunesse et sa féminité n’ont, une fois n’est pas coutume, pas été une barrière. Car derrière elle, il y a à la fois un vrai charisme et un professionnalisme incontestables.

« J’ai été formée à cette quête éternelle du toujours faire mieux, viser l’excellence. » Ludivine Griveau n’a pas encore quarante ans et elle a déjà signé un millésime record en termes de ventes. Cette année pour elle, c’est celle de la confirmation.

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La vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune en chiffre :

  • 575 pièces à la vente en 2015
  • 11 millions d’euros de vente totalisés en 2015
  • 480 000 euros pour la pièce de charité (2015)
  • 596 pièces à la vente en 2016
  • 2 cuvées absentes (Meursault Goureau et Savigny Premier Cru Arthur Girard)
  • 1 nouvelle cuvée : Corton Grand Cru banc Docteur Peste

Antoine Jacquet : « Mon successeur ne devra pas négliger le domaine viticole »

Nous avions rencontré Antoine Jacquet le 27 septembre dernier et avions prévu de publier cette interview avant la prochaine vente aux enchères des Hospices de Beaune. L’actualité nous a rattrapé et nous publions ce texte aujourd’hui comme un hommage au directeur des Hospices Civils de Beaune (Bourgogne) en poste depuis 28 ans.

Beaunois, songez que, du haut de ces Hospices, près de six siècles vous contemplent.

Au-dessus de l’épaule d’Antoine Jacquet, directeur des actuels Hospices Civils de Beaune, le regard bienveillant de Nicolas Rolin est toujours présent. Il est le fondateur de cet établissement dédié aux pauvres qu’il a souhaité aussi splendide qu’un palais. L’ancien chancelier de Philippe le Bon a richement doté, au XVe siècle, un hôpital et obtenu la création de l’ordre des Sœurs Hospitalières de Beaune qui ont depuis dévoué leur vie au soin des pauvres et des malades.

« Nicolas Rolin a donné le signal de l’excellence pour les pauvres. »

Antoine Jacquet a de l’admiration pour le symbole historique. « Aujourd’hui, les malades ont pris la place des pauvres de l’époque et l’institution perdure », comme un navire invincible frayant sa voie à travers les eaux parfois sombres de l’histoire. « Nous sommes toujours dans la logique de l’histoire de la création des Hospices de Beaune par Nicolas Rolin, forte, grisante, pas toujours facile à partager. »

« Les Hospices existent dans le cœur des Beaunois qui pensent souvent que c’est un patrimoine commun »

Mais au fait, à l’heure de la rationalisation du service public, l’hôpital de Beaune existerait-il toujours sans les bénéfices récoltés lors de la vente aux enchères de la vente annuelle des vins des Hospices de Beaune ? « Difficile à dire, analyse Antoine Jacquet. Mais imaginez plutôt que sans ces fonds, notre hôpital n’aurait sans doute pas de service des urgences, ni ce matériel renouvelé régulièrement, une offre de soins aigus aussi large et par extension ces médecins très pointus si difficiles à attirer dans les établissements de petites villes. Nous avons les moyens de notre indépendance d’investissement et nous continuons à exister entre Dijon et Chalon-sur-Saône. »
Sans vente aux enchères, pas de rénovation (autofinancée) de l’hôpital non plus, cet énorme chantier de 50 millions d’euros mené – fait rare – sans emprunt depuis deux ans par l’établissement public. C’est donc un tout cohérent qui a été rebaptisé en 2015 Hospices Civils de Beaune pour intégrer à la fois la notion d’hôpital public et de patrimoine historique et viticole.

« On ne raconte jamais aussi bien les Hospices qu’en évoquant leur histoire si riche à travers les cinq siècles derniers. »

 

Antoine Jacquet a compris très tôt que si la vente aux enchères devait faire sa promotion dans le monde entier, c’est bien sûr à travers cette extraordinaire histoire d’une institution, dépositaire de prestigieux legs, qui a su résister contre vents et marées aux turbulences de l’histoire. « Jusqu’à aujourd’hui, même en période de crise de la Révolution française à la catastrophe du phylloxéra, les gestionnaires ont toujours tenu à respecter la mémoire des donateurs à travers les siècles, c’est un symbole fort. » Comme un phare dans l’obscurité.
En 2005, Christie’s reprend l’organisation de la vente aux enchères et Antoine Jacquet ne cache pas qu’une des raisons pour lesquelles on a confié au spécialiste anglais des ventes aux enchères, c’est pour son aura mondiale. « Je participe aussi aux actions de promotion, depuis 2010, je vais chaque année en Chine pour la promotion aux côtés de Christie’s. Nous avons une belle histoire à raconter, nous sommes les mieux placés pour le faire. » Pour Antoine Jacquet, les Chinois sont extrêmement sensibles à cela. « L’histoire. C’est comme cela qu’on vend le vin, et non pas le domaine qui est prestigieux. »
« Un Russe m’a dit un jour, lors de la vente aux enchères : ‘’ Je préfère vous enrichir, vous, hôpital, qu’un domaine viticole très prestigieux.’’ Force est de constater que les étrangers achètent pour l’Histoire, la charité, la grande cause. Et de l’autre côté, les locaux achètent des Hospices parce que c’est leur culture locale, leur propre histoire et l’histoire de leurs familles. »


De Beaune à Hong Kong, l’histoire des Hospices est intimement liée à l’humain et ici se côtoient les fiches de paye des guides touristiques, des médecins et des vignerons encadrés par le régisseur du domaine viticole. Une situation très atypique à l’heure où les autres grands établissements hospitaliers ne gèrent pas un patrimoine si actif. Et si la gestion de l’hôpital reste un art compliqué et fastidieux, il se trouve qu’Antoine Jacquet navigue désormais avec aisance avec ses deux autres casquettes sur la tête : « L’hôpital demande une gestion humaine sans commune mesure avec la gestion d’un monument. Après 28 ans ici, l’hôpital ne cesse d’être complexe, je ne passe pas autant de temps dans les vignes que je ne le fais pour l’hôpital, mais pour autant je ne le néglige pas. Je suis une oreille attentive pour le régisseur dont dépend la réussite des cuvées du domaine. »
Antoine Jacquet, 64 ans, devrait bientôt partir à la retraite. Il laissera au futur directeur la responsabilité de ce navire à trois voiles (hôpital public, domaine viticole et monument historique) pour l’instant insubmersible, et dont la notoriété fait la fierté de la région Bourgogne par-delà les frontières depuis plus de cinq siècles.

« Mon successeur, ce qu’il n’a pas le droit de faire à ce patrimoine viticole et historique ? C’est de le négliger. C’est consubstantiel à la réussite de l’institution hospitalière. »

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